Face aux cybermenaces, le dispositif 17Cyber se renforce dans les territoires

 

À l’occasion du Forum InCyber (FIC), le dispositif d’assistance aux cybermenaces 17Cyber a dressé son bilan. Les organisations et les particuliers aidés sont de plus en plus nombreux et auront désormais droit à un suivi local grâce à une nouvelle collaboration avec les centres de réponse à incident (CSIRT). 

 

Le 17Cyber s’étend dans les régions. Le dispositif, un guichet unique d’assistance face aux actes de cybermalveillance, a noué un partenariat avec les centres de réponse à incident (CSIRT) de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie. 17Cyber offre donc dès à présent un service téléphonique de la part de ces CSIRT. « Face aux menaces, les acteurs de l’écosystème cyber tout entier doivent se mobiliser pour faire front. Cette intégration des CSIRT territoriaux renforce le rôle fédérateur du 17Cyber et s’inscrit dans une démarche de complémentarité pour permettre aux entités victimes de bénéficier d’une prise en charge optimale », indique Vincent Strubel, directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information et Président de Cybermalveillance.gouv.fr. Lancée par Cybermalveillance.gouv.fr, la police nationale et la gendarmerie nationale, l’initiative 17Cyber proposait déjà des conseils personnalisés, une mise en contact avec des prestataires pour de la remédiation technique et d’un accompagnement par un policier ou un gendarme 24/7. La prestation est née d’un constat : 9 Français sur 10 ont déjà été victimes d’un acte de cybermalveillance. 

 

 

23 minutes pour aider les particuliers et les entreprises 

  

 

Lors du Forum InCyber (FIC) se déroulant à Lille du 1er au 3 avril, un bilan positif de la plateforme a été dressé, environ 3 mois après sa mise en place. L’accès à un service d’urgence, qui fonctionne sur le même principe que le numéro 17 au téléphone, a permis une augmentation des cas traités de 50%. Au total, 140 000 particuliers, entreprises et collectivités locales ont bénéficié de cette aide, la moyenne de temps de traitement d’un incident s’élevant à 23 minutes. Néanmoins, la mise en relation avec les forces de sécurité intérieure (FSI) n’est pas immédiate, seules les demandes les plus graves pouvant y prétendre, soit 5,7% des demandes. Parmi elles, 78% émanaient de particuliers, 2% des collectivités locales et les 20% restants venaient des entreprises.