L’association Sistech offre à des femmes réfugiées la possibilité de se réorienter vers le secteur de la tech, où les femmes sont sous-représentées. Vingt femmes en reconversion suivent actuellement un programme gratuit, avec à la clé une rencontre avec des recruteurs.
Ce mercredi 2 avril 2025, 20 femmes en reconversion professionnelle ont rencontré des recruteurs. Jusqu’ici, la situation est assez banale. Elle le devient un peu moins lorsqu’on découvre que ces femmes sont toutes des réfugiées, originaires d’Ukraine, de Turquie ou encore du Bangladesh. Leur autre point commun ? Une volonté de se diriger vers le secteur du numérique, où les femmes sont sous-représentées. Elles ont donc suivi le programme gratuit Boost, proposé par l’association Sistech, afin d’acquérir des compétences en cybersécurité, en analyse de données, en développement web, en test logiciel ou encore en gestion de projet digital. Boost leur donne aussi accès à du matériel informatique, à une connexion internet, à des solutions de garde d’enfants, de transport et de soutien psychosocial.
Face aux tragédies, des carrières ambitieuses en France
“Ces femmes n’ont pas choisi les tragédies qui les ont poussés vers l’exil. Mais elles ont décidé de prendre leur avenir en main et ont choisi des carrières ambitieuses en France”, soutient Joséphine Goube, la fondatrice de Sistech. Pour aider les femmes réfugiées à intégrer le domaine de la tech, les bénévoles les aident à perfectionner leur CV, leur profil LinkedIn, mais aussi à prendre la parole en public. Des compétences pour mieux se faire remarquer le jour J, celui de la rencontre avec les RH et les cadres de grandes entreprises, telles que BNP Paribas ou Orange, mais également de PME comme l’agence immobilière Ekimo. Préparées au marché du travail viennent donc aussi répondre au besoin croissant des organisations en expertise numérique.