Souveraineté numérique, data centers, IA : ça s’accélère
Cette semaine : souveraineté numérique, régulation européenne, infrastructures sous tension et IA appliquée.
Publié le 30 janv. Lecture 3 min.
Souveraineté numérique : l’État muscle sa stratégie. Aux Rencontres de la souveraineté numérique, Anne Le Hénanff a présenté trois leviers : mesurer les dépendances, privilégier les solutions européennes et activer la commande publique. Un Observatoire de la souveraineté numérique et un Indice de résilience doivent objectiver les dépendances technologiques. L’objectif : orienter les achats publics vers l’IA, le cloud et la cybersécurité européens.
L’État dit stop à Zoom et Teams. D’ici 2027, toutes les administrations utiliseront Visio, sa visioconférence française. Testée auprès de 40 000 agents, elle sécurise les échanges et protège les données sensibles sur des infrastructures souveraines. Cette stratégie réduit les dépendances extra-européennes, rationalise les coûts.
Microsoft dans le viseur des régulateurs européens. En Autriche, l’autorité de protection des données juge que Microsoft 365 Education viole la vie privée des élèves via des cookies publicitaires sans consentement. L’éditeur doit cesser ces pratiques sous quatre semaines. Un signal de plus alors que des établissements, comme Polytechnique, renoncent à leur migrations vers Microsoft.
Data centers : le débat change d’échelle. Alors que le gouvernement questionne la course au gigantisme des data centers, le débat s’invite à l’Assemblée nationale. Lors d’un colloque organisé par le député écologiste Nicolas Bonnet et l’association Data for Good, experts et parlementaires ont alerté sur l’essor de projets hors normes, comme Campus IA, capable d’atteindre jusqu’à 1 gigawatt de puissance. Une dynamique qui interroge sur les impacts environnementaux, la souveraineté numérique et la spéculation foncière, au moment où les centres de données viennent d’être classés projets d’intérêt national majeur.
Des data centers plus sobres prennent le large. Dans ce sens, la start-up nantaise Denv-R mise sur des infrastructures plus sobres. Soutenue par TotalEnergies, elle va commercialiser son data center flottant, refroidi naturellement par l’eau de la Loire. Cette solution bas carbone permettrait de diviser par deux la consommation énergétique par rapport à un site classique et pourrait créer une douzaine d’emplois d’ici trois ans.
La France aimant à data centers. La France attire les géants du data. 69 Md$ d’investissements étrangers greenfield ont été injectés en 2025 dans des centres de données, plus du double des États-Unis, selon l’UNCTAD.
L’IA entre dans les cabinets médicaux. L’Hôpital Foch s’associe à Tandem Health pour déployer un assistant médical IA capable de générer en temps réel les comptes rendus, ce qui aura pour but d’alléger la charge administrative des soignants et améliorer le suivi des patients.
Réduction d’effectifs en vue chez IBM. Réduction d’effectifs en vue chez IBM. Selon Libération, IBM France préparerait un plan social visant environ 300 postes en 2026, soit 10 % des effectifs, avec des départs volontaires et des fins de carrière anticipées.
Se mettre en règle sans se ruiner. Se mettre en règle sans se ruiner. Cyber Resilience Act : jusqu’à 30 000 € d’aides européennes pour aider les PME à financer leur mise en conformité en cybersécurité.
Une nouvelle banque pour les startups à impact. Le Crédit Agricole d’Île-de-France a annoncé, hier, le lancement de Bloomup, une entité bancaire de 75 millions, dédiée aux startups franciliennes positionnées sur des projets à impact sociétal et environnemental.

