Airbus muscle son offre cyber avec l’acquisition de Quarkslab
Airbus renforce ses capacités en cybersécurité face à l’IA et se positionne comme acteur de la souveraineté européenne.
Publié et mis à jour le 23 avr. Lecture 2 min.
Airbus renforce sa branche de cybersécurité avec l’acquisition de la PME française Quarkslab, qui sera finalisée dans le courant de l’année. “Cet investissement s’inscrit dans la stratégie d’Airbus visant à consolider sa position de partenaire de confiance des autorités françaises”, indique le communiqué du groupe, publié ce 21 avril 2026. Après le rachat de l’allemand Infodas en 2024 et du britannique Ultra Cyber il y a un mois, l’industriel s’intéresse à la PME d’un ancien salarié, Fred Raynal. Celui-ci a développé la solution QShield, qui protège les composants périphériques, sécurise les données, les secrets et le code, de la rétro-ingénierie des attaquants et de l’IA, notamment dans le secteur aérospatial.
Une démarche avant tout européenne
« En renouant avec mes débuts chez Airbus, où j'ai commencé ma carrière dans la cybersécurité, j'espère étendre la portée de Quarkslab, a témoigné Fred Raynal. L'Europe a besoin d'acteurs plus forts, et je crois qu'Airbus est l'un des rares à pouvoir nous aider à nous adapter aux infrastructures critiques et aux gouvernements. » François Lombard, le directeur de l’unité commerciale Connected Intelligence chez Airbus Defence and Space, confirme cette approche : « Cette acquisition renforcera notre capacité à construire le bouclier numérique nécessaire pour permettre à nos pays et alliés de garder une longueur d’avance en matière de cybersécurité ». Force est de constater que les ambitions du groupe de se placer en tant qu’acteur de la résilience technologique française n’ont pas ralenti après l’échec du rachat des activités Big Data et Sécurité d’Atos en mars 2024.

