Amadeus accélère sur la biométrie avec le rachat d’IDEMIA Public Security
Le groupe espagnol Amadeus rachète IDEMIA Public Security (1,2 Md€) pour accélérer sur la biométrie et fluidifier le parcours voyageur.
Publié à 3h36 Lecture 2 min.
Le spécialiste des technologies du voyage Amadeus annonce son intention d’acquérir l'entreprise française IDEMIA Public Security (IPS) sépcialisée dans les solutions de biométrie et de gestion d’identité. Une opération stratégique de 1,2 milliard d’euros qui vise à renforcer sa position dans la biométrie et à poser les bases d’un parcours de voyage entièrement fluide, de la réservation jusqu’au passage aux frontières.
Déjà bien implanté dans l’écosystème du voyage (compagnies aériennes, aéroports, hôtellerie) Amadeus poursuit ainsi sa stratégie d’intégration verticale. Après le rachat de Vision-Box en 2024, cette nouvelle acquisition vient accélérer son développement sur les segments aéroportuaires et du contrôle aux frontières, où la biométrie devient un levier clé.
Avec IPS, Amadeus met la main sur un acteur mondial de la gestion des identités, fort de plus de 3 300 collaborateurs et d’un portefeuille de 600 clients publics et privés. L’enjeu est clair : intégrer des capacités avancées de reconnaissance biométrique et d’identité numérique directement dans sa plateforme.
Une convergence entre identité physique et numérique bientôt centrale
Objectif affiché : réduire les frictions à chaque étape du voyage. En connectant les systèmes des aéroports, des compagnies aériennes et des autorités de contrôle, Amadeus entend automatiser davantage les parcours, tout en renforçant la sécurité. La vérification instantanée de l’identité doit permettre d’accélérer les flux, tout en fiabilisant les contrôles.
« Aux côtés de l’IA, la biométrie est l’une des technologies les plus transformatrices pour offrir des parcours rapides, pratiques et sécurisés », souligne Luis Maroto, CEO du groupe.
Au-delà de l’expérience passager, Amadeus vise une orchestration complète de l’écosystème du voyage, où données, identité et services seraient interconnectés de bout en bout. Une ambition qui s’inscrit dans une tendance de fond : la convergence entre identité physique et numérique, appelée à devenir centrale dans les années à venir.
L’opération, qui pourrait atteindre jusqu’à 1,35 milliard d’euros avec un mécanisme d’earn-out, reste soumise aux autorisations réglementaires. Sa finalisation est attendue à l’horizon mi-2027.

