Auvergne-Rhône-Alpes lance son numéro d’urgence cyber pour les PME
Mandaté par l’ANSSI, le CSIRT Cyber Assistance Auvergne-Rhône-Alpes propose un premier niveau de réponse gratuit aux organisations victimes d’incidents cyber.
Publié hier à 9h01 Lecture 2 min.
Une cyberattaque ne prévient jamais. Encore faut-il savoir qui appeler lorsqu’elle survient. La région Auvergne-Rhône-Alpes dispose désormais de son propre dispositif de premier secours cyber. Baptisé Cyber Assistance Auvergne-Rhône-Alpes, ce CSIRT (Computer Security Incident Response Team) régional, opéré par la CCI Lyon Métropole Saint-Étienne Roanne avec le soutien de l’ANSSI et de l’État, doit accompagner les TPE, PME, ETI, collectivités et associations confrontées à un incident de cybersécurité. Accessible 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, le service assure un premier diagnostic et oriente les victimes vers les prestataires spécialisés ou les services compétents de l’État. L’initiative s’inscrit dans le déploiement national des centres régionaux de réponse aux incidents cyber, lancés pour renforcer la résilience des territoires face à une menace qui cible de plus en plus les structures de taille intermédiaire.
Le maillon faible reste la première heure
Pour une PME victime d’un ransomware ou d’une compromission de messagerie, les premières heures conditionnent souvent l’ampleur des dégâts. Or beaucoup d’organisations ne disposent ni d’équipe cybersécurité dédiée ni de prestataires mobilisables immédiatement. C’est précisément cette lacune que les CSIRT régionaux cherchent à combler. Le nouveau dispositif s’appuie sur l’expertise technique d’Orange Cyberdefense pour qualifier les incidents et orienter les victimes vers les bons interlocuteurs. La mission reste volontairement limitée. Le centre ne réalise pas lui-même les opérations de remédiation. Il joue un rôle de guichet unique destiné à éviter qu’une organisation touchée ne perde un temps précieux à identifier les ressources adaptées. Un enjeu particulièrement sensible dans un tissu économique régional largement composé de PME et d’ETI. Les cyberattaques finiront par toucher une partie des organisations. La différence se joue souvent après l'alerte, lorsque les dirigeants doivent prendre des décisions techniques, juridiques et opérationnelles dans un temps contraint.

