Innovation publique

Bordeaux : un projet de campus IA à 3 milliards d’euros porté par des acteurs privés 

Un projet de pôle numérique dédié à l’intelligence artificielle est en préparation à Bordeaux-Lac. Baptisé BXIA, il prévoit la construction de plusieurs data centers à partir de 2028, pour un investissement annoncé de 3 milliards d’euros, financé par un fonds d’investissement privé.

Publié le 21 janv.

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BXIA

Le projet BXIA, Implanté sur une partie de l’ancien parking du parc des Expositions de Bordeaux-Lac, ambitionne de regrouper plusieurs data centers destinés au stockage et au traitement de données. L’objectif affiché est de permettre à des entreprises françaises de développer et d’entraîner des systèmes d’intelligence artificielle sur des infrastructures localisées en France. Environ 150 personnes travailleraient sur ce projet depuis 18 mois, selon ses porteurs, sans qu’aucune information ne soit donnée sur les futurs occupants du site. 

Un investissement privé et un calendrier encore partiel 

Le projet est porté par Nouvelles Fonctions Urbaines (NFU), via sa filiale NFU Digital, avec un financement assuré par le fonds d’investissement Osae Partners. Le montant global de l’investissement est estimé à 3 milliards d’euros. La construction du premier bâtiment est annoncée pour 2028, mais ni le nombre total de bâtiments, ni les capacités techniques prévues des data centers n’ont été détaillés à ce stade. 

Un projet soutenu par les collectivités locales 

BXIA a été approuvé en commission et doit être présenté au conseil métropolitain de Bordeaux le 30 janvier. Les élus locaux soutiennent ce projet, qui s’inscrit dans une stratégie de développement des activités numériques et technologiques sur le territoire. Les collectivités mettent en avant le caractère privé de l’investissement, sans engagement financier public annoncé. 

Des engagements environnementaux et des retombées économiques annoncées 

Les porteurs du projet indiquent vouloir limiter l’impact environnemental du site, notamment par une implantation sur un terrain déjà artificialisé, l’utilisation d’un système de refroidissement en circuit fermé et la réutilisation de la chaleur produite par les data centers. En matière d’emploi, les estimations évoquent environ 2 000 postes temporaires pendant la phase de construction et 600 emplois pérennes à terme, sans précision sur leur nature ni sur les entreprises concernées.