CB met en avant sa croissance 2025 et son rôle dans la souveraineté des paiements
Le groupement Cartes Bancaires annonce, lors du Sommet CB, une hausse de ses volumes de transactions en 2025, une baisse de la fraude et une progression des paiements mobiles.
Publié le 7 avr. Lecture 2 min.
À l’occasion de son Sommet CB, le Groupement des Cartes Bancaires (CB), organe de gouvernance du principal réseau de paiement par carte en France, met en avant des résultats 2025 orientés à la hausse. L’organisation évoque de nouveaux records de transactions, avec notamment plus de 53 millions d’opérations réalisées lors du Black Friday en une seule journée, soit environ 1 000 transactions par seconde aux heures de pointe. CB souligne également une progression des paiements mobiles, portée par l’intégration du réseau par l’ensemble des banques françaises dans Apple Pay, ce qui aurait doublé les volumes sur ce canal en 2025. Le groupement anticipe une poursuite de cette dynamique en 2026 avec l’extension aux autres wallets comme Samsung Pay, Google Pay et Wero Pay. Sur le volet sécurité, CB affirme avoir atteint un plus bas historique en matière de fraude, avec une amélioration de plus de 15 % sur l’e-commerce. Le réseau indique se situer à un niveau de fraude inférieur à celui de certains réseaux internationaux, sans détailler dans ce communiqué les bases comparatives précises. Le groupement met aussi en avant un regain d’intérêt commercial, en indiquant qu’une vingtaine d’acteurs bancaires français et internationaux auraient manifesté leur volonté de rejoindre son écosystème, parmi lesquels des acteurs comme JPMorgan ou Adyen.
Le paiement présenté comme une infrastructure de souveraineté
Au-delà des résultats opérationnels, CB inscrit sa communication dans un discours plus large sur la souveraineté économique et technologique. Le groupement considère désormais le paiement comme une infrastructure critique, au même titre que l’énergie ou la défense, en soulignant les enjeux de continuité de service, de protection des données et de résilience face aux tensions géopolitiques, cyber et technologiques. Cette ligne doit structurer les échanges du Sommet CB, qui mettra en avant la capacité de l’Europe à préserver des infrastructures de paiement indépendantes, sécurisées et compétitives. Dans cette logique, CB insiste sur son rôle dans la stabilité des usages quotidiens, en rappelant que le paiement constitue un levier de confiance pour les consommateurs comme pour les commerçants. Le groupement défend ainsi l’idée d’un modèle de paiement « made in France », présenté comme un outil d’autonomie stratégique et de soutien à l’économie réelle, dans un marché européen où la question de la dépendance à des acteurs extra-européens reste centrale.

