[Chronique] Trois questions clés pour définir (et bien engager) « sa » transformation numérique
Dans la première chronique d’une série consacrée à la transformation des organisations, Benito Diz revient en introduction sur les trois questions qui doivent servir de moteur à tout changement d’ampleur.
Publié le 14 sept. 2021 | Mis à jour le 1er juill. 2025 Lecture 4 min.
Benito Diz portrait
Dans la première chronique d’une série consacrée à la transformation des organisations, Benito Diz revient sur les trois questions qui doivent servir de moteur à tout changement d’ampleur. Un rappel introductif nécessaire alors que le terme de « transformation numérique » est devenu très galvaudé en quelques années.
Trois-questions-clés-transformation-numérique
Depuis la fin du 18e siècle, les nouvelles technologies n’ont eu de cesse de se développer, pour améliorer les conditions de vie, augmenter la productivité et la réactivité des entreprises.
Si la révolution industrielle a porté sur l’automatisation des outils de production et le développement de nouvelles industries, le développement des technologies actuelles met l’accent quant à elle sur les données et les flux d’informations (Data Centric), qui incarnent la nouvelle révolution.
Avec l’essor d’Internet, nous sommes entrés dans l’ère du numérique dès la fin des années 90. Les différentes évolutions rencontrées ont profondément modifié la société et ont offert aux entreprises de multiples opportunités pour développer des avantages concurrentiels.
Le numérique fait désormais partie intégrante de notre quotidien et nul ne peut s’en affranchir.
Pour réussir cette transformation, il faut dans un premier temps bien comprendre pourquoi cette transformation est jugée nécessaire, en quoi elle va consister, et enfin, comment elle peut être mise en œuvre (le pourquoi des cercles d’or selon Simon Sinek -conférencier américano-britannique, auteur de livres sur le management et la motivation- : le sens de la réalisation) :
- Le pourquoi : le plus important et le plus complexe à définir ;
La motivation repose très souvent sur les gains de parts de marchés, l’apport de valeur, de productivité, d’image, d’augmentation de la satisfaction du client pour le fidéliser ou encore de couverture de risque ;
- Le quoi
La réactivité, le report de certaines tâches vers le client, la baisse des coûts, l’amélioration de la conformité, de la traçabilité, des contrôles, la sécurité…
- Le comment
Pour réussir sa mise en œuvre, la transformation numérique doit être portée par la Direction (comprenez la direction générale, le conseil d’administration, voire les actionnaires). L’ensemble de l’entreprise doit comprendre, adhérer et se l’approprier. Il ne s’agit pas simplement d’une évolution technique ou d’une automatisation, mais surtout d’une évolution managériale, culturelle et d’une dynamique collective qui s’appuient sur une conduite du changement, un accompagnement pour faciliter l’appropriation, maintenir l’attractivité et l’employabilité.
Dès à présent, nous pouvons affirmer que la transformation numérique, qui embarque tous les collaborateurs de l’entreprise, a un impact sur l’employabilité. Ce n’est cependant ni l’intelligence artificielle ni les nouvelles technologies qui vont détruire des emplois : il convient de prévoir dès le départ de la transformation l’évolution et la sécurisation des compétences et des talents de l’entreprise pour qu’elle conserve sa compétitivité et ses emplois, qui devront toutefois s’adapter à de nouvelles formes de travail.
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Ces transformations érigeront l’organisation de l’entreprise en plateforme, ce nouvel environnement technologique ouvert, reliant collaborateurs, clients et partenaires, qui apportera souplesse, agilité et capacité d’évolution. Le cœur de ce nouvel écosystème, de cette nouvelle organisation, permettra d’accélérer les évolutions et mettra sous contrôle le risque de désintermédiation.
Comme le précise Jean-Pascal Tricoire (PDG de Schneider Electric) : « Quand nous parlons de transformation, nous ne changeons pas forcément le produit, il reste identique, c’est la façon de faire qui diffère ».
Ces quelques points introductifs rappelés, retrouvez dès la semaine prochaine la suite de cette chronique, qui mettra à plat une question d’apparence anodine : « La transformation numérique, qu’est-ce que c’est ? ». De quoi détailler les caractéristiques objectives de cette transformation pour son entreprise.
