

L’IA au service du parcours patient
Comment les établissements de santé passent de l’expérimentation à l’industrialisation ?
À propos
Depuis deux ans, les cas d’usage de l’intelligence artificielle se multiplient au sein des établissements de santé. Aide au diagnostic, imagerie médicale, médecine personnalisée, optimisation des parcours de soins, recherche clinique, gestion des ressources ou encore surveillance épidémiologique... L’IA s’invite progressivement dans l’ensemble de la chaîne de valeur du système de santé. Le soutien de l’État à cette dynamique, avec ses plans France 2030 ou France Médecine Génomique, s’inscrit plus largement dans un contexte où « l’IA de confiance » devient un enjeu central pour les secteurs sensibles, notamment en santé avec le standard HDS, mais aussi la mise en œuvre du programme CaRE2, qui permet l’application de NIS2. Derrière cette effervescence, pour les équipes des établissements de santé, une même difficulté revient régulièrement : la plupart des initiatives restent portées à l’échelle d’un service, d’un laboratoire ou d’une équipe médicale, sans véritable vision d’ensemble.
Ce morcellement constitue désormais un frein majeur. Alors que les directions générales et les directions du numérique sont appelées à structurer une stratégie cohérente, les questions changent de nature. Comment mutualiser des infrastructures capables d’accueillir plusieurs cas d’usage ? Comment accompagner le passage à l’échelle sans multiplier les coûts ? Comment garantir simultanément la sécurité des données de santé, la conformité réglementaire, la maîtrise des infrastructures et la performance des nouveaux traitements d’IA ? Au-delà de la réussite de quelques projets pilotes, la capacité à créer un socle technologique pérenne au service de l’ensemble de l’établissement devient plus que jamais déterminante.
De quoi changer le parcours de soins dans son acception la plus large, alors que les établissements de santé cherchent désormais à mieux articuler activités de soins, recherche médicale et valorisation des données, tout en intégrant les évolutions réglementaires européennes autour de sujets clés comme l’Espace européen des données de santé. L’IA agentique pourra répondre aux besoins administratifs répétitifs, mais l’IA spécialisée, fine-tunée, elle, pourra répondre aux enjeux des soins ou de la recherche. Le prérequis commun à ces cas d’usage étant la nécessité de stocker, sécuriser et préparer la donnée médicale en vue d’un traitement par l’IA. Les infrastructures deviennent ainsi un levier stratégique autant qu’un sujet technique : elles conditionnent la capacité à partager les ressources, accélérer les projets d’IA, maîtriser les coûts et renforcer l’autonomie numérique des organisations.
Ce dîner exécutif, organisé par Alliancy en partenariat avec HPE et NVIDIA, réunira en petit comité des directeurs du numérique d’établissements de santé, de CHU, de GHT, de fondations de recherche et d’autres acteurs clés du secteur afin d’échanger autour de leurs retours d’expérience et de leurs choix stratégiques. L’ambition est de confronter les approches, d’identifier les facteurs qui permettent réellement de passer à l’échelle et de partager des cas d’usage concrets illustrant les conditions de réussite d’une stratégie IA durable.
Quels cas d’usage de l’IA créent aujourd’hui le plus de valeur pour les établissements de santé, dans le parcours de soins et au-delà ?
Comment transformer une succession d’expérimentations locales en une plateforme commune capable d’industrialiser les usages de l’IA ?
Quels modèles permettent de concilier montée en charge, maîtrise des coûts, cybersécurité, conformité réglementaire et souveraineté des données de santé ?
Comment préparer les établissements aux prochaines étapes de l’IA en santé, dans un contexte marqué par l’essor des AI Factories, des données de santé européennes, de la monétisation potentielle de la donnée de santé et de nouvelles attentes en matière d’autonomie stratégique ? Comment collaborer afin d’adopter une position de sobriété d’usage des ressources et de performance de l’achat public ?
