Points de vue

Edito

Entre équilibres économiques et enjeux de souveraineté : la grande réinvention des ESN et éditeurs

Les acteurs de la tech européenne, des solutions aux services, sont bousculés sur leurs marchés, par la montée des préoccupations en matière de dépendances numériques. Jusqu'où peut aller la remise en question ?
Humeur

Data centers en orbite : l’IA ira-t-elle dans l’espace avant d’être propre sur Terre ?

Faute d’énergie et de place sur Terre, la tech rêve désormais de data centers en orbite pour nourrir l’IA. Une fuite en avant spectaculaire qui en dit long sur notre difficulté à rendre le numérique plus sobre avant de le propulser dans l’espace.
EDITO

Entre liberté économique et souveraineté, le sinueux chemin de l’action publique

Le contrôle des investissements étrangers auprès des pépites françaises est sous pression. Et ses déboires passés n'apportent pas de sérénité dans le débat actuel sur la forme que doit prendre l'action de l'État.
Humeur

Les DSI n’ont pas signé pour devenir psychologues de l’IA

Entre injonctions contradictoires, promesses démesurées et pression permanente, l’IA transforme le rôle des DSI bien au-delà de la technique. Sommés de rassurer, d’arbitrer et de traduire les fantasmes en réalité opérationnelle, ils sont devenus les médiateurs d’une révolution aussi bruyante qu’imparfaite.
ÉDITO

Les trois paradoxes d’une volonté de souveraineté numérique

Le monde a changé. Il suffit de taper aujourd’hui « souveraineté numérique » dans un moteur de recherche et d’observer les articles d’actualité proposés par les grands médias nationaux pour s’en convaincre.
Humeur

SecNumCloud, miroir d’un débat qui dépasse la cybersécurité 

La controverse autour de SecNumCloud dépasse de loin la qualification d’une offre cloud. Elle révèle surtout les ambiguïtés persistantes de notre rapport au cloud : entre exigences de sécurité, aspirations de souveraineté et dépendances technologiques assumées ou subies. Un débat moins technique qu’on ne le croit, et plus politique qu’il n’y paraît.
Édito

Une plateforme pour mieux faire écosystème

Alliancy fait peau neuve ! Comme certains d’entre vous l’auront peut-être déjà remarqué, nous nous sommes dotés d’une nouvelle plateforme, disponible en ligne depuis quelques jours.
Édito

2026 : année clé pour l’IA de défense française

L’écosystème français de la défense commence l’année 2026 sur les chapeaux de roues et sous le signe de l’innovation. Dans un contexte géopolitique qui pousse l’État, autant que les Armées elles-mêmes, à engager des transformations ambitieuses pour éviter de subir les conflits de demain, les actualités s’enchaînent.
Humeur

Dirigeants, vous vouliez décider vite. En 2026, il faudra décider juste.

La vitesse n’est plus le bon critère. Face aux dépendances technologiques et aux risques qu’elles embarquent, les dirigeants découvrent que décider vite peut coûter cher et que décider juste devient un acte stratégique.
Édito

Dépendances, souveraineté, résilience… En décembre, Alliancy sur tous les fronts

Les fins d’année sont traditionnellement chargées en rencontres et événements, qui se glissent dans les quelques jours encore disponibles avant l’arrivée des fêtes. La semaine écoulée a été le signe que 2025 ne faisait pas exception ! Les équipes d’Alliancy étaient d’ailleurs au premier rang pour animer l’écosystème sur les thèmes forts qui nous tiennent à cœur : la maîtrise des dépendances stratégiques, les enjeux de souveraineté et la résilience des organisations. Le 8 décembre, Alliancy accueillait ainsi dans ses locaux une soixantaine d’acteurs de l’offre tech, éditeurs et ESN, pour sa dernière soirée Elevate de l'année, consacrée aux alternatives technologiques françaises aux acteurs dominants. Le 9 décembre, nous animions un afterwork organisé par SUSE en prolongement des travaux du Do Tank Alliancy « Maîtrise des dépendances technologiques », auquel le spécialiste de l’open source a participé. Et le 10 décembre, nous étions mobilisés sur le Resilience Day, événement organisé autour de l’Indice de Résilience Numérique, dans le cadre des API Days. Des rencontres qui ont aussi permis de se projeter sur l’année à venir.
Humeur

L’IA pour les PME : feuille de route ou mirage diplomatique ?

Le G7 promet d’aider les PME à passer à l’ère de l’IA. Sur le papier, l’ambition est bienvenue. Dans la pratique, le fossé reste immense entre les annonces internationales et les entreprises qui naviguent encore à vue. Une fois de plus, la route est tracée… mais pas encore praticable.
Édito

La triste banalité d’un cyber-attaquant

Sous la capuche, un monsieur tout-le-monde avec de la frustration professionnelle. La conclusion de l’affaire de la cyberattaque contre le groupe mutualiste de santé Hospi Grand Ouest (groupe VYV) jette une lumière crue sur la réalité d’une partie de la cybermenace qui frappe les organisations françaises. Lundi 1er décembre se tenait le procès d’un informaticien soupçonné d’être le responsable des déboires d’octobre 2024 de cette entreprise de l’Ouest de la France, qui gère onze établissements de santé. Celle-ci avait subi une attaque par déni de service, puis la divulgation de mots de passe, et enfin une demande de rançon, avec des « attaquants » prétendant avoir laissé dans le système d’information de quoi nuire encore plus à la structure. Des professionnels du crime cyber ? Un effet collatéral de la « guerre hybride » menée par la Russie contre l’Europe dans le contexte de l’invasion de l’Ukraine ? Las ! Bien loin de l’image du hacker à capuche mystérieux et menaçant, le groupe de santé aura surtout été la victime d’un administrateur systèmes et réseaux de 27 ans, en période d’essai, qui se jugeait déconsidéré par la hiérarchie pour avoir pointé des failles de sécurité et à qui « les choses ont échappé », d’après son avocat. Pour un préjudice qui pourrait aller jusqu’à 3 millions d’euros, alors que Hospi Grand Ouest a mis six semaines pour remettre son système d’information sur pied. De quoi rappeler que les situations professionnelles du quotidien peuvent conduire au pire.
Humeur

XPN : quand la technologie promet de faire gagner un temps… qu’on n’a déjà plus

Dix ans de travaux, 257 millions d’euros et une armée de comités pour accoucher d’un logiciel qui peine à enregistrer un PDF : XPN réussit l’exploit de moderniser la police… dans l’art de perdre du temps.
Édito

Entre adoption et P&L : les deux visages de l’IA

Le Grand Palais est un lieu « où la culture se célèbre sous toutes ses formes » auprès de tous les publics. Habituellement associé aux expositions artistiques, l’emblématique bâtiment parisien a accueilli les 25 et 26 novembre un événement d’une tout autre trempe : AdoptAI. L’événement international, placé sous le haut patronage d’Emmanuel Macron qui y a fait un passage remarqué, avait pour objectif assumé de promouvoir la démocratisation de la data et de l’IA. Le nom de la rencontre lui-même est sans équivoque : il met en avant le défi de l’adoption, face notamment aux enjeux de confiance qui entourent l’intelligence artificielle générative et agentique. Mais au sein des organisations, une autre petite musique se fait aussi entendre : comment cette adoption se traduit-elle en valeur concrète ? Et les gains de productivité (toujours promis, parfois réalisés) se retrouvent-ils vraiment dans le P&L et la performance financière, une fois tous les effets de bord pris en compte ? Si la génération de valeur a bien lieu, l’identité exacte de ceux qui la capteront in fine continue d’interroger…
Humeur

Usine du futur : l’IA a déjà tout réglé… sauf la réalité

L’IA industrielle promet des usines plus efficaces, plus intelligentes, presque autonomes. Mais derrière les annonces flamboyantes et les partenariats spectaculaires, la réalité du terrain reste bien plus rugueuse. Entre fantasme technologique, contraintes énergétiques et données bancales, la révolution annoncée ressemble parfois davantage à une belle illusion qu’à un futur imminent.
Humeur

Open source : la magie opère, mais les magiciens manquent

L’Europe se revendique championne du logiciel libre et en fait un pilier de sa souveraineté numérique. Mais, derrière les discours enthousiastes, la réalité est plus fragile : l’open source européen repose surtout sur des communautés sous-financées, des mainteneurs isolés et des géants américains qui industrialisent ce que nous célébrons. Une dépendance silencieuse, mais stratégique.
Humeur

AI Act 2.0 : quand la boussole européenne devient girouette

L’Europe voulait donner le ton mondial sur l’intelligence artificielle avec son AI Act. Mais à peine la loi adoptée, Bruxelles envisage déjà de l’assouplir pour ménager les géants du numérique. Une volte-face qui interroge : entre ambition de régulation et peur d’étouffer l’innovation, la boussole européenne semble tourner au gré des vents politiques et économiques.
Humeur

L’IA se met enfin au régime : retour à la discipline industrielle chez les DSI

Après deux ans à avaler des annonces d’IA générative à chaque conférence, à chaque keynote, une phase de digestion était à prévoir.
Humeur

La souveraineté numérique française : beaucoup de mots, peu de câbles

On en parle à chaque discours de ministre, dans chaque conférence sur l’innovation : la « souveraineté numérique » française. Ce mot magique, devenu talisman politique, censé conjurer la dépendance aux GAFAM et aux réseaux étrangers. Mais entre les grands principes et la réalité du terrain, il y a parfois plus qu’un océan : il y a un câble… qu’on n’a pas encore tiré.
Humeur

Les nouveaux visas du capital

Bruxelles veut filtrer les investissements chinois dans les technologies européennes. En somme, le capital étranger devra désormais montrer patte blanche. Une première. Mais quand la confiance se bureaucratise, c’est souvent la croissance qui s’évapore.
Humeur

Overtooling : quand les outils de sécurité deviennent eux-mêmes un risque

À force d’empiler les outils de cybersécurité comme des applis qu’on n’utilise jamais, les entreprises transforment leur SI en usine à gaz. Et si la meilleure défense, c’était d’abord de faire un peu de ménage ?
Humeur

Chat Control : la tentation de tout surveiller tue-t-elle la confiance ?

L’Europe veut imposer aux messageries chiffrées un contrôle systématique des conversations pour lutter contre les contenus pédopornographiques. Une intention louable, mais qui soulève une question plus large : jusqu’où pouvons-nous sacrifier la confidentialité sans fragiliser le socle de confiance sur lequel repose le numérique ?
Humeur

« Souveraineté numérique : l’Europe ne pliera pas »

Face aux coups de menton de Donald Trump et aux pressions des géants américains du numérique, l’Europe choisit de ne pas plier. Paris et Berlin rappellent que réguler n’est pas une faiblesse mais un acte de souveraineté. Une posture qui, pour une fois, donne à Bruxelles des airs de puissance assumée.

L’indépendance technologique, cette bonne idée qui nous réussit (enfin)

Longtemps considérée comme un vœu pieux, l’indépendance technologique de l’Europe devient une réalité. Cloud, IA, semi-conducteurs : la dynamique est là. Et pour une fois, on n’en parle pas juste pour se faire peur.
Édito

Les Français, VivaTech et la difficile fierté de la réussite technologique

VivaTech est un événement rare : un show amoureux de la technologie, réalisé à grande échelle et avec des moyens conséquents. Chaque année pendant quatre jours, le parc des Expositions, Porte de Versailles, accueille une foule multinationale et des personnalités que l’on a rarement l’occasion de croiser dans l’Hexagone. Les acteurs de la tech en profitent évidemment pour annoncer leurs nouveautés et partenariats les plus marquants. Mais surtout, le salon est un rare moment où l’on peut voir les grandes entreprises et institutions publiques s’afficher ouvertement sur leurs sujets tech : c’est à qui aura le stand le plus marquant, avec la façon la plus originale de marquer les esprits. L’opération séduction bat son plein, tournée vers les professionnels, mais aussi les particuliers, avec une journée qui leur est consacrée le samedi 14 juin. En traversant les allées des différents halls, on ressent – contrairement à la plupart des salons « IT » habituels – un petit effet « Exposition universelle du numérique ». Et l’on voit poindre également une forme de fierté de tous ces acteurs français réunis pour montrer leur savoir-faire et leurs réalisations. Suffisamment rare pour être noté ! De quoi servir enfin de moteur à une « Équipe de France du numérique », lancée officiellement à la veille de l’événement, pour gravir les difficiles sommets des défis européens et mondiaux qui sont devant nous ?