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Deepfakes, dépendances technologiques et investissements record dans l’IA

Cette semaine : cybermenaces en hausse en France, course mondiale à l’IA souveraine et bataille stratégique autour de l’IA militaire. 

Publié le 13 mars

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  • Cybermenace toujours élevée en France. L’ANSSI publie son panorama 2025. L’agence a traité 3 586 événements de sécurité l’an dernier, dont plus de 1 300 incidents majeurs. Les secteurs les plus touchés restent l’éducation, les collectivités et la santé. Rançongiciels, espionnage et sabotage dominent toujours les attaques, avec des techniques de plus en plus sophistiquées. 

  • La désinformation devient une industrie. Selon une étude de Sopra Steria, elle aurait coûté 417 milliards de dollars à l’économie mondiale en 2024. En cause : faux avis en ligne, fraudes aux deepfakes et arnaques crypto. Les campagnes de manipulation ciblent désormais directement entreprises et marchés, dopées par l’intelligence artificielle. Un nouveau front pour la cybersécurité économique. 

  • La France scrute ses failles numériques. Une commission d’enquête parlementaire débute à l’Assemblée pour évaluer les dépendances aux géants tech et aux puissances étrangères, jusqu’en mai 2026. 

  • Course mondiale pour l’IA souveraine. Selon McKinsey, ce marché pourrait atteindre 600 milliards de dollars d’ici 2030. Jusqu’à 40 % des dépenses en IA seraient liées à des exigences de souveraineté numérique, malgré des coûts encore plus élevés que les solutions globales. 

  • Un milliard pour une IA qui n’existe pas encore. La startup parisienne AMI Labs lève 1,03 milliard de dollars et devient déjà licorne. Fondée par le pionnier de l’IA Yann LeCun, elle veut développer des « world models », capables de comprendre et simuler le monde réel. Un pari scientifique massif qui pourrait ouvrir l’après-LLM. 

  • L’IA s’invite sur le champ de bataille et au tribunal. Dans la guerre en Iran, l’armée américaine utilise Claude, l’IA d’Anthropic, pour analyser le renseignement et planifier les frappes. Mais la start-up attaque le Pentagone en justice après son inscription sur liste noire. En jeu : plusieurs milliards de dollars de revenus et l’avenir de l’IA militaire. 

  • L’IA s’installe durablement chez AXA. L’assureur prolonge pour cinq ans son partenariat avec l’insurtech Shift Technology. Objectif : renforcer la détection de fraude et accélérer la gestion des sinistres dans 15 pays.