IA vs souveraineté, le “faux dilemme” qui bloque les entreprises
Affichée comme stratégique, la souveraineté numérique reste reléguée derrière les priorités d’investissement en IA.
Publié le 21 avr. | Mis à jour le 28 avr. Lecture 2 min.
La souveraineté numérique devient une priorité. C’est ce qu’ont déclaré 98% des entreprises sondées par SUSE. Parmi les 309 responsables IT interrogés dans le monde, 52% ont engagé des actions concrètes pour atteindre cet objectif. Un écart paradoxal : « Les entreprises sont souvent contraintes d’arbitrer entre accélération de l’IA et souveraineté numérique, alors même qu’il s’agit d’un faux dilemme », déclare Margaret Dawson, Chief Marketing Officer de SUSE. Elle développe : « L’IA souveraine permet de concilier ces deux enjeux, en intégrant contrôle, conformité et innovation au sein d’une même fondation technologique. »
Quand la contrainte devient déclencheur...
La course à l’adoption de l’IA semble toutefois primer, sans prendre en compte cette solution transverse. L’étude, nommée Navigating Digital Resilience, révèle qu'en cas d’augmentation imprévue de 20 % des budgets, les organisations privilégient massivement les investissements dans l’IA plutôt que dans la souveraineté numérique. Limiter les risques d’une telle technologie est surtout perçue comme une contrainte : 41 % des entreprises indiquent n’agir sur la souveraineté que sous la pression de leurs clients ou des régulateurs.
... de réponses techniques
Pour répondre à ces exigences, les entreprises se tournent contrôle de leur environnement. Le carnet de commandes est par exemple impacté, avec 45 % des organisations ayant intégré la souveraineté dans leurs récents appels d’offres (RFP) et 42 % ont effectivement choisi leurs fournisseurs sur cette base. Si la résilience numérique s’affirme comme une priorité, sa définition diffère. Une majorité d’organisations (63%) la considère par le prisme de la cybersécurité et de la détection des menaces. Plus de la moitié (52%) l’aborde par la diversification multi-cloud ou hybride (52 %) et 45% des sondés pointent l’importance des capacités de sauvegarde et de reprise.

