La région Occitanie ouvre un nouveau chapitre de la souveraineté numérique

Au Do Tank « Dépendances technologiques, libertés d’action », Marc Sztulman, conseiller régional Occitanie, revient sur la démarche de la région et de la CANUT pour doter les collectivités d’une suite collaborative fondée sur des usages concrets.

Publié le 24 déc. 2025 | Mis à jour le 13 janv.

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Quelle approche la région Occitanie a-t-elle souhaité adopter sur la souveraineté ?

Marc Sztulman : À la région Occitanie, on a souhaité avoir une approche un peu novatrice des questions de souveraineté. Non plus en la théorisant, non plus en parlant politiquement, mais en l’incarnant dans nos actes. Parce qu’on s’est aperçu que la souveraineté, finalement, elle se décrétait pas, mais elle s’exposait à l’épreuve. C’est pour ça que l’on a fait ce marché. C’est pour ça qu’avec la CANUT, on a sorti le premier marché souverain sur une suite collaborative pour les collectivités territoriales. Et c’est à l’aune de ces éléments-là, à l’aune de cette volonté-là, que ça nous permet d’écrire un nouveau chapitre dans l’histoire du numérique en France. Alors, modestement, humblement, on n’est qu’une région, mais l’important, c’est qu’on soit quand même au début de quelque chose.

Existe-t-il un enjeu de souveraineté propre à la région Occitanie ?

Ce qui nous est apparu aussi important, c’est que la souveraineté, c’est très bien, mais elle ne peut pas rester dans les terres. Il faut la faire concrètement. Et pour la faire concrètement, eh bien on la fait dans ce marché au service de nos agents afin de délivrer le meilleur service public. Parce qu’on a de la chance, en région Occitanie, on a une pyramide des fonctionnaires très hétérogène, avec des profils très diversifiés, et il nous appartenait de trouver des solutions concrètes pour permettre à tous les agents de se saisir des nouveaux outils. Et c’est ce que l’on fait dans ce marché. Et c’est une vraie chance de pouvoir avoir une approche qui ne soit pas sur étagère, mais qui soit de la dentelle au service du service public.

Quelle est la réaction des agents ?

Ils sont au service de l’intérêt général et ils ont besoin d’être rassurés. Ils ont besoin d’être rassurés, de ne pas avoir « l’enjeu, entre guillemets, le parfum du mois, le changement de l’année », mais que ces changements s’inscrivent dans la durée. Et c’est pour ça qu’on a la chance, avec la DSI, d’avoir beaucoup travaillé avec un ensemble d’acteurs, à savoir qu’est-ce que serait finalement le métier de l’agent de demain ? Quel que soit le métier, quelle que soit la fonction de l’agent, et comment le numérique pouvait l’enrichir d’un point de vue souverain ? Et bien sûr, au service du public.