ÉTUDE

Le numérique français repart à la hausse, tiré par l’IA, le cloud et la cybersécurité en 2026 

Selon une étude publiée par Exaegis Research, les dépenses numériques en France devraient progresser de 5,5 % en 2026, après une année 2025 marquée par le ralentissement des investissements. Le marché pourrait atteindre 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires.  

Publié et mis à jour le 19 février 20261 min de lecture
Le numérique français repart à la hausse, tiré par l’IA, le cloud et la cybersécurité en 2026 
Freepik

Présentées à Paris, les perspectives d’Exaegis Research traduisent un net changement de climat pour le secteur numérique français. Après un premier semestre 2025 difficile, suivi d’un été atone et de tensions commerciales internationales ayant freiné les décisions d’investissement, les signaux de reprise se multiplient depuis la fin de l’année. Les entreprises comme les organisations publiques recommencent à débloquer des budgets restés en suspens, retrouvant un niveau de confiance proche de celui observé après la crise sanitaire. Cette amélioration s’explique en partie par un apaisement relatif des incertitudes géopolitiques, mais surtout par la nécessité pour les acteurs économiques de moderniser leurs infrastructures numériques. L’IA, le cloud et la cybersécurité s’imposent comme des priorités stratégiques pour soutenir la compétitivité, sécuriser les données et automatiser les processus dans un contexte de transformation accélérée. 

L’IA et le cloud comme moteurs principaux de l’investissement 

La dynamique de croissance repose largement sur l’adoption massive des technologies liées à l’intelligence artificielle. Au-delà des outils d’IA eux-mêmes, ce sont les plateformes cloud, les infrastructures de données et les solutions de sécurité qui concentrent l’essentiel des nouveaux budgets. Les secteurs de l’industrie, de la distribution, de la finance et de la tech figurent parmi les plus actifs, cherchant à optimiser leurs opérations et à développer de nouveaux usages numériques. Les investissements devraient également progresser dans les solutions intégrant de l’IA de manière transverse, comme la data & analytics, les logiciels RH, les outils financiers ou encore les plateformes d’expérience client. Le secteur public, bien que confronté à des arbitrages budgétaires et à un contexte politique incertain, est lui aussi attendu sur ces chantiers structurants, notamment en matière de cybersécurité et de modernisation des systèmes d’information. 

Autres articles

la France a rattrapé son retard mais pas encore comblé son fossé opérationnel

IA en entreprise

la France a rattrapé son retard mais pas encore comblé son fossé opérationnel

En un an, 64 % des entreprises françaises se disent avancées en IA, contre 8 % l'an dernier. L'exécution, pas l'intention, distingue désormais les leaders du reste du marché.

Exfiltration de données : la DGFiP va devoir rendre des comptes

Cyberattaque

Exfiltration de données : la DGFiP va devoir rendre des comptes 

Deux intrusions ont permis l'exfiltration des données de 678 000 contribuables et professionnels. Détectée en juin, la compromission n'a révélé son ampleur qu'après la revendication du pirate, relançant le débat sur les capacités de détection de l'État. 

Robots humanoïdes : la bataille des déploiements

Chronique

Robots humanoïdes : la bataille des déploiements

Avec plus de 65 000 heures d’exploitation, plus de 300 millions de dollars de commandes pluriannuelles annoncées pour sa prochaine génération de robots, Agility offre un aperçu concret de l’avenir du secteur.

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes

Bug de genre

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes 

L'essor de l'IA pousse les entreprises à revoir leurs attentes envers les managers techniques. Les compétences relationnelles, la diversité des équipes et l'autorité deviennent des leviers de performance autant que d'inclusion. Oui, mais...

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Chronique

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Au moment où l’intelligence artificielle réduit le coût des cyberattaques et multiplie les systèmes capables d’agir seuls, Ledger fait un pari : ne pas chercher à rendre l’agent infaillible, mais sécuriser son mandat, ses limites et le moment précis où une intention numérique devient un acte.


Préférences de consentement