Les Rencontres Numériques de Strasbourg structurent une feuille de route pour l’autonomie technologique européenne
Près de 200 dirigeants réunis à Strasbourg ont remis des recommandations au gouvernement pour renforcer la compétitivité et la souveraineté numérique européenne. Partenaire de cet événement stratégique, Alliancy a pu suivre les 3 journées d'échanges.
Publié le 20 avr. Lecture 6 min.
La troisième édition des Rencontres Numériques de Strasbourg (RNS), organisée par Cigref et Numeum, a réuni près de 200 dirigeants européens. L’événement, qui « s’impose désormais comme le rendez-vous de référence des décideurs du numérique en Europe », selon les organisateurs, confirme sa montée en puissance. Pendant deux jours et demi, les échanges ont porté sur le thème « Mutations numériques : de l’ambition à l’action ». À l’issue de ces travaux, les recommandations de la communauté ont été officiellement remises à Anne Le Hénanff. Les organisateurs soulignent que ces Rencontres visent à « définir une trajectoire commune face aux mutations technologiques » et aux enjeux de compétitivité et de résilience qui traversent l’économie européenne.
Une feuille de route axée sur l’autonomie technologique
Au cœur des travaux, dix ateliers d’intelligence collective ont permis de formuler des recommandations qualifiées « d’actionnables » à destination des pouvoirs publics et des acteurs économiques. Ces propositions portent notamment sur le déploiement de l’IA agentique, la transformation de la gestion des compétences, la résilience face aux menaces hybrides et l’autonomie stratégique européenne. La feuille de route remise à la ministre s’articule autour de plusieurs priorités, parmi lesquelles la nécessité de « simplifier et unifier le cadre réglementaire européen » afin de favoriser un marché unique numérique, ou encore de « financer l’autonomie technologique par l’épargne ». Les organisateurs insistent également sur l’objectif de « garantir une IA soutenable », en conditionnant les déploiements à des exigences d’efficacité économique, de sobriété énergétique et de transmission des compétences. L’ensemble de ces travaux doit être détaillé dans la troisième édition des Cahiers des Rencontres Numériques de Strasbourg.
Des travaux structurés par des ateliers et des sessions plénières
Les ateliers ont été complétés par quatre sessions plénières destinées à apporter des éclairages prospectifs sur les enjeux à moyen et long terme. Plusieurs intervenants issus du monde économique, académique et institutionnel sont intervenus, parmi lesquels Nicolas Bouzou et Adrien Peneranda sur les questions économiques, ainsi que Thomas Friang et Maxence Brischoux sur les enjeux géopolitiques. Les transformations liées à l’intelligence artificielle ont également été abordées avec Yves Caseau et Yann Ferguson. La Commission européenne a contribué aux échanges par la voix de Matthew King, représentant du Joint Research Center, apportant une vision stratégique des politiques européennes en matière de numérique.
Un soutien institutionnel et une dimension européenne affirmée
La dimension institutionnelle de l’événement a été marquée par la présence de Patrick Martin, invité d’honneur du dîner de gala, qui a évoqué « l’urgence de la compétitivité numérique pour l’ensemble du tissu économique français ». Un message de soutien a également été adressé par Henna Virkkunen, en charge de la souveraineté technologique. Organisées à Strasbourg et en partie au Parlement européen, les Rencontres s’inscrivent dans un cadre que les organisateurs qualifient « d’éminemment symbolique ». Ils rappellent que « seul l’échelon européen permet de répondre efficacement aux défis de compétitivité et de résilience », justifiant le choix de la capitale européenne comme lieu d’ancrage de l’événement.
Une édition marquée par la consolidation du format
Cette troisième édition est présentée comme une étape de maturité pour un format qui entend dépasser « la relation classique entre clients et fournisseurs » afin de construire une vision commune. Véronique Torner souligne que « l’écosystème numérique français se montre rassemblé » pour répondre aux transformations en cours, tandis que Emmanuel Sardet évoque un « point de ralliement stratégique pour notre écosystème ». De son côté, Anne Le Hénanff indique que ces travaux « viendront enrichir nos priorités », rappelant que « la souveraineté numérique repose d’abord sur une exigence partagée ».
Pour Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique : « La souveraineté repose, selon moi, sur trois exigences simples mais importantes » : 1. Connaître nos dépendances (cartographie des SI et des données) 2. Soutenir une offre souveraine française et européenne 3. L'exemplarité de la commande publique
―Sylvain Fievet / AlliancyUne feuille de route axée sur l’autonomie technologique
Au cœur des travaux, dix ateliers d’intelligence collective ont permis de formuler des recommandations qualifiées « d’actionnables » à destination des pouvoirs publics et des acteurs économiques. Ces propositions portent notamment sur le déploiement de l’IA agentique, la transformation de la gestion des compétences, la résilience face aux menaces hybrides et l’autonomie stratégique européenne. La feuille de route remise à la ministre s’articule autour de plusieurs priorités, parmi lesquelles la nécessité de « simplifier et unifier le cadre réglementaire européen » afin de favoriser un marché unique numérique, ou encore de « financer l’autonomie technologique par l’épargne ». Les organisateurs insistent également sur l’objectif de « garantir une IA soutenable », en conditionnant les déploiements à des exigences d’efficacité économique, de sobriété énergétique et de transmission des compétences. L’ensemble de ces travaux doit être détaillé dans la troisième édition des Cahiers des Rencontres Numériques de Strasbourg.
Des travaux structurés par des ateliers et des sessions plénières
Les ateliers ont été complétés par quatre sessions plénières destinées à apporter des éclairages prospectifs sur les enjeux à moyen et long terme. Plusieurs intervenants issus du monde économique, académique et institutionnel sont intervenus, parmi lesquels Nicolas Bouzou et Adrien Peneranda sur les questions économiques, ainsi que Thomas Friang et Maxence Brischoux sur les enjeux géopolitiques. Les transformations liées à l’intelligence artificielle ont également été abordées avec Yves Caseau et Yann Ferguson. La Commission européenne a contribué aux échanges par la voix de Matthew King, représentant du Joint Research Center, apportant une vision stratégique des politiques européennes en matière de numérique.
Un soutien institutionnel et une dimension européenne affirmée
La dimension institutionnelle de l’événement a été marquée par la présence de Patrick Martin, invité d’honneur du dîner de gala, qui a évoqué « l’urgence de la compétitivité numérique pour l’ensemble du tissu économique français ». Un message de soutien a également été adressé par Henna Virkkunen, en charge de la souveraineté technologique. Organisées à Strasbourg et en partie au Parlement européen, les Rencontres s’inscrivent dans un cadre que les organisateurs qualifient « d’éminemment symbolique ». Ils rappellent que « seul l’échelon européen permet de répondre efficacement aux défis de compétitivité et de résilience », justifiant le choix de la capitale européenne comme lieu d’ancrage de l’événement.
Une édition marquée par la consolidation du format
Cette troisième édition est présentée comme une étape de maturité pour un format qui entend dépasser « la relation classique entre clients et fournisseurs » afin de construire une vision commune. Véronique Torner souligne que « l’écosystème numérique français se montre rassemblé » pour répondre aux transformations en cours, tandis que Emmanuel Sardet évoque un « point de ralliement stratégique pour notre écosystème ». De son côté, Anne Le Hénanff indique que ces travaux « viendront enrichir nos priorités », rappelant que « la souveraineté numérique repose d’abord sur une exigence partagée ».
















