L’État finalise le rachat de Bull pour sécuriser ses capacités en calcul intensif et en IA
L’État a finalisé l’acquisition de Bull auprès d’Atos pour renforcer la maîtrise française des infrastructures stratégiques de calcul haute performance, d’intelligence artificielle et de quantique.
Publié le 2 avr. | Mis à jour le 13 avr. Lecture 2 min.
AFP
―AFPL’État a bouclé, le 31 mars, le rachat de 100 % du capital de Bull auprès d’Atos Group, une opération annoncée en juillet 2025 et pouvant atteindre 404 millions d’euros. Avec cette acquisition, les pouvoirs publics reprennent le contrôle d’un acteur historique des supercalculateurs, des serveurs haute performance et des solutions logicielles liées à l’IA.
Une base industrielle sensible en France
Bull emploie plus de 3 000 personnes, dont environ la moitié en France, pour un chiffre d’affaires d’environ 720 millions d’euros en 2025. L’entreprise dispose notamment d’un site à Angers, présenté comme la seule usine de supercalculateurs en Europe. Ses équipements sont utilisés dans la défense, la recherche, l’industrie et l’entraînement de modèles d’intelligence artificielle, ce qui explique la dimension stratégique de cette reprise.
Une opération liée à la souveraineté technologique
Ce rachat s’inscrit dans la stratégie française de renforcement du calcul intensif et de l’IA, alors que l’Europe avance sur le supercalculateur exascale JUPITER en Allemagne et que la France a lancé la construction d’Alice Recoque, son futur supercalculateur national. En reprenant Bull, l’État cherche à préserver des compétences industrielles critiques et à consolider une filière jugée essentielle pour la souveraineté technologique.

