L’IA agentique passe de l’expérimentation à l’industrialisation
L’événement Activate AI explore la montée de l’IA agentique et ses implications pour les organisations. Experts et praticiens partagent leurs retours d’expérience et stratégies de déploiement.
Publié le 9 avr. Lecture 2 min.
C’est au Commet meetings que Jean-Sébastien Hongre, CEO Humanskills, lors de son mot d’ouverture, a mis en lumière la transformation que représente l’IA agentique pour les entreprises. Contrairement aux outils traditionnels, ces agents ne se contentent pas d’exécuter des tâches sur demande : ils planifient et agissent de manière autonome, simulant une intention. Trois types d’intelligence sont à cultiver : exécution, arbitrage et « impulsion créative ». Les organisations doivent définir un cap clair pour éviter que la vitesse d’exécution ne devienne un risque. La réussite dépend autant de la vision et de l’orientation stratégique que de la technologie, plaçant l’humain au centre de la gouvernance et de l’innovation.
L’adoption des collaborateurs, clé du succès
Lors de la table ronde, Stéphane Allaire (Bouygues Telecom) et Romain Fagnet (InVivo) ont insisté sur l’importance de l’adoption par les équipes. Pour Bouygues, 8300 collaborateurs utilisent désormais le « Studio IA », et le KPI principal est le taux d’usage de l’IA, garant de l’efficacité réelle. InVivo privilégie l’expérimentation encadrée, avant d’homogénéiser les usages pour fiabiliser le ROI. La transformation ne réside pas dans les projets isolés, mais dans la formation et l’autonomisation des employés. La sécurité et la cohérence des accès aux données restent des enjeux majeurs pour éviter le « désalignement » des agents IA et garantir une adoption harmonieuse.
Explorer le ROI à travers l’IA symbiotique et ambiante
Les bénéfices de l’IA agentique vont au-delà de la productivité. InVivo constate un gain de 25 à 50 % sur certains processus logiciels et une amélioration notable de la qualité des livrables. Chez Bouygues, l’accent est mis sur le temps libéré et la qualité de la relation client. À horizon 18 mois, la vision converge vers une IA « symbiotique », collaborant en parallèle avec les humains, puis une IA « ambiante », omniprésente pour assister et protéger. Les intervenants préviennent : la maîtrise stratégique de l’IA sera différenciante, et seules les organisations ayant intégré profondément ces agents tireront un avantage durable.

