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Semi-conducteurs fragilisés, Airbus en cyber, axe franco-allemand sur l’IA

Cette semaine, alerte sur les semi-conducteurs, rapprochement franco-allemand sur l’IA et nouvelle offensive d’Airbus dans la cybersécurité. 

Publié le 24 avr.

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  • Pas de champion unique pour le cloud européen. Bruxelles répartit 180 millions d’euros entre quatre fournisseurs pour équiper ses institutions. OVHcloud, Scaleway, STACKIT et Proximus avec S3NS sont retenus. Un choix assumé : multiplier les acteurs pour éviter toute dépendance et garder le contrôle des infrastructures.

  • Paris et Berlin affichent leur front commun sur l’IA. À l’occasion de la remise du rapport du dialogue franco-allemand, États, industriels et chercheurs esquissent une stratégie commune. Au cœur des échanges : données industrielles, compétitivité et souveraineté. L’Europe veut peser face aux États-Unis et à la Chine. 

  • 8,7 milliards sur la table… mais pour aller où ? La Cour des comptes épingle la stratégie française sur les semi-conducteurs : pilotage flou, priorités mal définies, suivi éclaté.Symbole de ces fragilités, le projet d’usine Liberty patine déjà. Dans la guerre des puces, la France investit massivement… sans cap clair. 

  • Cap au Nord pour Bull. Le Français décroche un contrat de 30 millions d’euros pour équiper Mimer, l’AI Factory suédoise déjà utilisée par 200 acteurs. Supercalcul, cloud et IA réunis pour structurer une capacité européenne face aux États-Unis et à la Chine.

  • Airbus n’a pas dit son dernier mot en matière de cyber. Après l’échec de rachat des activités Big Data et Sécurité d’Atos, l’avionneur rebondit avec Quarkslab, la PME française, experte en protection du code et des données sensibles face à l’IA. Troisième acquisition cyber en deux ans : Airbus verrouille encore un peu plus le ciel numérique pour sécuriser les infrastructures critiques européennes. 

  • Quitter VMware... sans tout casser. 
    SUSE s’allie à Cloudbase pour migrer ses systèmes de virtualisations, sans interruption de service. Une réponse aux contraintes post-Broadcom. Objectif : lever le verrou des DSI.  

  • Fuite de données à l’ANTS, 12 millions de profils concernés. Noms, mails, dates de naissance, identifiants ont été compromis après un incident détecté mi-avril. Pas de documents exposés, mais une enquête est en cours pour mesurer l’ampleur de la faille.