géopolitique

Thierry Breton sanctionné par Washington, Bruxelles défend la souveraineté européenne

Sanctionné par Washington pour son rôle clé dans la régulation des géants du numérique, Thierry Breton cristallise les tensions entre souveraineté européenne et intérêts technologiques américains. Bruxelles défend une ligne claire : la gouvernance du numérique relève désormais d’un choix politique autant que stratégique.

Publié le 24 déc. 2025 | Mis à jour le 15 janv.

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Les sanctions décidées par les États-Unis contre Thierry Breton et plusieurs responsables européens n’entameront pas la détermination de l’Union européenne à défendre sa souveraineté numérique. C’est le message envoyé par Stéphane Séjourné, commissaire européen chargé du marché intérieur, après l’annonce de restrictions visant son prédécesseur.Dans un message publié sur le réseau social X, Stéphane Séjourné a exprimé sa solidarité avec Thierry Breton, estimant que ce dernier avait agi dans l’intérêt général européen, conformément au mandat confié par les électeurs en 2019. Selon lui, aucune sanction américaine ne saurait remettre en cause la souveraineté des peuples européens.

Une législation considérée comme une atteinte à la liberté d’expression par Wadshington

Mardi, l’administration du président américain Donald Trump a annoncé des interdictions de séjour aux États-Unis contre cinq personnalités européennes engagées en faveur d’une régulation renforcée des grandes plateformes technologiques. Thierry Breton, commissaire européen de 2019 à 2024, figure parmi les personnes visées.Ancien architecte du Digital Services Act (DSA), Thierry Breton est ciblé en raison de ce texte qui impose aux grandes plateformes numériques des obligations accrues, notamment en matière de modération des contenus. Washington considère cette législation comme une atteinte à la liberté d’expression. Réagissant à la sanction, Thierry Breton a dénoncé un « vent de maccarthysme » aux États-Unis. Il a rappelé que le DSA avait été adopté démocratiquement par le Parlement européen et approuvé à l’unanimité par les 27 États membres. « La censure n’est pas là où vous le pensez », a-t-il conclu, s’adressant directement aux responsables américains.