Gouvernement

Une commission sur les risques de l’IA générative 

La ministre Anne Le Hénanff a lancé le 21 février une commission d’experts pour évaluer les dangers de l’IA générative. Des propositions concrètes seront publiées en mai. 

Publié et mis à jour le 24 févr.

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Aude Brès / Alliancy

“L’IA générative est déjà à l’origine de risques graves et de dérives d’ordres de divers”, prévenait Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique ce 20 février 2026. Dans une lettre adressée aux co-présidents du Conseil de l’intelligence artificielle et du numérique (CIANum), elle demande la création d’une commission d’experts sur les risques de l’intelligence artificielle générative. Le lendemain, c’est donc officialisé. La co-présidence a été confiée à Serena Villata, directrice de recherche CNRS en Intelligence Artificielle au Centre Inria d’Université Côte d’Azur, à Amine Benyamina, professeur d’addictologie à l’Université Paris Cité et à Raphaël Gaillard, professeur de psychiatrie à l’Université Paris Cité.  

“Ce travail scientifique va directement guider notre action et se traduira en mesures concrètes"
Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique 

En mai 2026, le rapport de cette nouvelle commission sera publié et éventuellement complété à la rentrée 2026. Une dizaine d’experts indépendants étudiera les différents usages de l'IA générative et en fera une cartographie. Les différentes applications seront hiérarchisées selon leur impact sur les utilisateurs, avec une attention particulière accordées aux effets sur les mineurs. Nommé “IA générative et vulnérabilités”, le rapport formulera aussi des propositions concrètes, susceptibles de renforcer le cadre réglementaire actuel. Ces recommandations se baseront sur les enjeux éthiques sous-jacents à ce sujet et seront étayées par l’expertise du Comité consultatif national d’éthiques du numérique (CCNEN).