VMware : SUSE propose une sortie sans coupure de service
SUSE s’allie à Cloudbase pour faciliter la migration depuis VMware sans interruption. Une réponse directe aux tensions sur les coûts et les modèles imposés par Broadcom.
Publié le 24 avr. Lecture 2 min.
Quitter VMware sans arrêter les systèmes. Une équation complexe qui prive souvent les DSI de leur capacité de sortie. Pour y remédier, SUSE et Cloudbase Solutions ont annoncé une solution de migration automatisée permettant de déplacer des machines virtuelles vers une infrastructure open source, sans interruption de service. L’annonce intervient dans un contexte de forte remise en cause de VMware depuis son rachat par Broadcom en 2023. Derrière la promesse technique, l’enjeu est clair. Permettre aux entreprises de sortir d’un environnement devenu plus contraignant, tant sur les coûts que sur les conditions d’usage. La solution repose sur l’intégration de Coriolis dans la stack de virtualisation de SUSE. L’outil permet de transférer des workloads en cours d’éxecution depuis VMware vSphere ou depuis des clouds publics. Les applications continuent de fonctionner pendant le transfert. Un point clé. Car dans les grandes organisations, l’arrêt d’un système critique peut coûter plusieurs millions d’euros par heure. SUSE tente ici de lever le principal verrou. La complexité et le risque des migrations. Transformer un projet lourd en opération maîtrisable. Sur le papier. Car à grande échelle, la promesse reste à éprouver.
Migrer sans couper
La promesse de migration à chaud constitue le cœur de l’offre. Elle repose sur une réplication continue des données jusqu’au basculement final, sans interruption visible pour les utilisateurs. Sur le papier, l’approche réduit le risque opérationnel. Dans les faits, elle dépend fortement de la complexité des environnements. Dépendances applicatives, volumes de données, qualité réseau. Rien n’est neutre. SUSE élargit aussi le périmètre. L’outil permet de rapatrier des workloads depuis le cloud public et prend en compte des environnements critique, comme celui de SAP HANA, avec un hyperviseur certifié. C’est là que se joue sa crédibilité. Car ses systèmes concentrent les processus métiers les plus sensibles. Leur migration conditionne souvent le reste. Derrière l’annonce technique, l’enjeu est plus large. La virtualisation entre dans une phase de recomposition. Les entreprises ne remettent pas seulement en cause un fournisseur. Elles interrogent leur dépendance à des plateformes fermées et leur capacité à reprendre le contrôle. Les outils de migration deviennent alors des instruments de pouvoir. Ils ne garantissent pas la sortie. Mais ils la rendent possible.

