salon
FOST place la souveraineté et la soutenabilité au cœur de son édition 2026
À deux mois de son édition parisienne, le fondateur de Future of Software Technologies a présenté les principaux axes de son rendez-vous de décembre. IA, infrastructures, souveraineté et soutenabilité doivent structurer les échanges.

À mesure que l’IA entre dans les entreprises, les questions se déplacent des seuls modèles vers les infrastructures nécessaires pour les entraîner, les déployer et les contrôler. C’est sur ce terrain que Future of Software Technologies (Fost) entend positionner son édition 2026, présentée lors d’une avant-première presse organisée le 29 septembre à Paris. Mehdi Medjaoui, fondateur de l’événement, et Gaël Duez, fondateur du podcast et du cycle de conférences Green IO, ont conduit cette matinée destinée à donner un premier aperçu du rendez-vous prévu du 1er au 3 décembre. Autour d’eux, plusieurs acteurs de l’écosystème, dont Steeve Morin, fondateur de ZML, et Benoît Petit, cofondateur de Hubblo et leader du projet DCWatch, ont apporté leur lecture des problématiques qui alimenteront la programmation. “Le thème de cette année, évidemment, c’est l’IA et la souveraineté », a posé Mehdi Medjaoui en ouverture, en y ajoutant « un troisième thème qui est extrêmement important», celui de leur soutenabilité. Une articulation qu’il résume par trois questions : “L’IA, est-ce qu’elle est performante ? Est-ce qu’elle est soutenable ? Est-ce qu’elle est souveraine ?”
FOST mise sur une fédération de conférences
L’événement de décembre ne prendra pas la forme d’une conférence unique. Issu d’apidays, lancé à Paris en 2012, FOST fonctionne comme une fédération de rendez-vous spécialisés. « L’événement est une fédération », résume le fondateur, avec six pavillons consacrés à l’IA, aux infrastructures, aux API et applications, à la création de produits, aux décideurs ainsi qu’aux enjeux environnementaux et de résilience. Generation AI abordera notamment l’AI Engineering, le compute et l’inférence, tandis que Green IO traitera de l’empreinte environnementale du numérique et que Digital Resilience Europe se concentrera sur la résilience opérationnelle, la dépendance aux fournisseurs et les migrations vers l’open source. Cette construction doit permettre de croiser des communautés qui abordent différentes couches d’un même problème. L’organisateur revendique aussi le choix de conférences indépendantes, avec l’objectif de conserver “des sujets de pointe, des sujets parfois niches”, plutôt que de concentrer la programmation sur les thèmes et intervenants les plus visibles.
La maîtrise de l’IA dépasse désormais celle des modèles
L’avant-première en a fourni plusieurs illustrations. Sur le terrain de la performance, Steeve Morin a notamment pointé le poids de l’écosystème logiciel dans la domination de Nvidia et présenté une couche d’inférence conçue pour fonctionner sur plusieurs architectures matérielles. Mais les discussions ont aussi montré comment les choix de modèles se répercutent sur les puces, la mémoire, les réseaux, les data centers et, finalement, leur consommation énergétique. Certains modèles « rack-scale » évoqués durant la matinée peuvent ainsi nécessiter plusieurs machines et imposer de nouvelles contraintes d’alimentation et de refroidissement. La souveraineté sera également abordée sous l’angle de la résilience, avec la capacité à sauvegarder et déplacer ses données, changer de fournisseur ou migrer vers des solutions open source pour retrouver davantage de maîtrise. Derrière la diversité des conférences prévues en décembre se dessine ainsi un même constat : l’industrialisation de l’IA oblige désormais les entreprises à regarder l’ensemble de la chaîne technologique, de la performance des modèles jusqu’aux infrastructures qui les font fonctionner.




