“L’identité est au cœur de tous les sujets cyber” : Bruno Buffenoir défend la vision de KIPMI au FIC
Au Forum InCyber, Bruno Buffenoir, directeur général de KIPMI, présente l’identité numérique comme un levier central de confiance, de cybersécurité et de souveraineté européenne.
Publié le 1er avr. | Mis à jour le 3 avr. Lecture 2 min.
Pouvez-vous présenter KIPMI et son positionnement sur ces enjeux ?
KIPMI est aujourd’hui un acteur spécialisé sur les enjeux liés à la confiance numérique. Nous proposons à la fois un wallet d’identité et une plateforme de services de confiance qui s’intègre à l’ensemble des systèmes d’information de nos clients. L’objectif est de proposer des parcours pour l’ensemble des utilisateurs afin d’intégrer directement ces fonctions de confiance dans les usages et dans les environnements numériques.
Pourquoi l’identité occupe-t-elle une place aussi centrale dans les débats du Forum InCyber ?
C’est assez révélateur que l’ID Forum soit aujourd’hui au cœur d’InCyber, parce que l’identité est désormais au centre de tous les sujets liés à la cybersécurité, aux enjeux de souveraineté et à la capacité de tirer parti de toutes les technologies qui sont à notre disposition en toute confiance. À travers la gestion de l’identité personnelle digitalisée, nous avons aujourd’hui un moyen concret de reprendre la main sur la souveraineté, notamment au niveau européen.
En quoi l’identité numérique peut-elle devenir un levier de souveraineté pour l’Europe ?
Nous savons déjà qu’il est très compliqué d’imaginer reprendre la main sur la gestion des infrastructures, même s’il continue d’y avoir énormément d’initiatives, notamment autour de l’intelligence artificielle. En revanche, au travers de la gestion de l’identité, qui relève à la base d’une fonction régalienne pour l’ensemble des pays, il est possible de reprendre à la source la gestion de l’information sensible et de tous les attributs liés à cette identité.
Quel impact cela peut-il avoir sur la maîtrise des données et la confiance des utilisateurs ?
L’enjeu est de mieux maîtriser la vie digitale de chacun et de s’assurer que les données restent contrôlées dans des environnements européens, avec des réglementations européennes. Cela doit permettre à chacun d’être plus confiant quant à la manière dont les services sont consommés au quotidien. L’identité numérique devient ainsi un levier de confiance, non seulement pour sécuriser les usages, mais aussi pour mieux encadrer la gestion des données sensibles.


