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84 % des entreprises françaises se disent mal informées sur les aides à l’innovation
Alors que deux entreprises sur trois comptent maintenir ou accélérer leurs projets d’innovation et de R&D, la complexité des dispositifs publics continue de freiner leur utilisation.

Les entreprises françaises veulent investir dans l’innovation, mais peinent à s’y retrouver dans les dispositifs de soutien existants. Selon le premier Observatoire du financement public de l’innovation de F.initiatives, réalisé avec Odoxa auprès de 300 décideurs financiers, Innovation et R&D, 84 % des répondants se déclarent mal informés sur les aides publiques et exonérations fiscales disponibles. Parmi les entreprises qui n’y ont pas recours, 67 % invoquent le manque d’information, devant la complexité des démarches administratives (39 %) et des conditions d’éligibilité jugées trop restrictives (30 %). Ce manque de lisibilité contraste avec la perception des dispositifs : 82 % des entreprises les considèrent comme utiles et nécessaires, mais seulement 23 % déclarent avoir déjà bénéficié d’au moins une aide à l’innovation. Le Crédit d’impôt recherche (CIR) cristallise une partie de ces difficultés. S’il est considéré par 82 % des répondants comme favorable au maintien des activités de recherche en France, 48 % de ses bénéficiaires le jugent difficile à obtenir et 62 % estiment que sa complexité peut décourager d’aller au bout de la procédure.
Deux entreprises sur trois veulent poursuivre leurs efforts de R&D
Malgré ces obstacles, 67 % des entreprises interrogées prévoient de mener autant ou davantage de projets d’innovation et de R&D. Les attentes portent notamment sur une simplification des mécanismes existants : 64 % des dirigeants souhaitent faciliter l’accès aux aides, quitte à renforcer les contrôles a posteriori. Dans le même temps, 64 % considèrent que l’instabilité politique et économique freine actuellement les projets d’innovation de leur entreprise.
L’étude pointe également les conséquences des changements apportés au CIR par la loi de finances 2025 : 83 % des bénéficiaires interrogés déclarent avoir ressenti un impact immédiat sur leurs activités d’innovation après la réduction de son assiette. L’enquête a été menée en ligne auprès de 300 décideurs d’entreprises françaises, avec un échantillon construit et pondéré selon la taille des entreprises, leur secteur d’activité et leur région.





