Vision

“Demain, il y aura des milliers d’agents IA” : le pari d’une start-up nantaise  

Ce mardi 22 septembre à Nantes, lors du Salon de la data et de l’IA, Gaël Brisson, président de Swiftask, a présenté sa vision d'entreprises pilotées par des flottes d'agents IA, sous gouvernance humaine. 

Publié et mis à jour le 24 septembre 2026
2 min.
“Demain, il y aura des milliers d’agents IA” : le pari d’une start-up nantaise

C'est un métier qui n'existait pas il y a encore trois ans et qui pourrait, selon certains, devenir la norme dans les organisations de demain. Ce mardi, lors du Salon de la data et de l'intelligence artificielle (IA), Gaël Brisson, président de la jeune pousse nantaise Swiftask, a présenté sa vision d'un monde professionnel peuplé de “flottes” d'agents IA, orchestrées par des humains devenus, de fait, managers d'équipes hybrides. 

Gaël Brisson a d'abord posé sa définition de l'agent IA. “Il faut voir un agent IA comme un collaborateur virtuel”, explique-t-il, avant de détailler ses quatre composantes : un modèle d'intelligence artificielle faisant office de cerveau, une fiche de poste définissant sa mission, des compétences opérationnelles et l'accès aux données de l'entreprise. Sa prospective est ambitieuse. “Demain, dans nos entreprises, dans nos entités, il y aura des milliers d'agents IA qui seront aux côtés des collaborateurs”, affirme-t-il, évoquant la naissance d'un “nouveau réseau mondial de l'agentique”, dans lequel les agents échangeraient selon leurs propres codes. 

La gouvernance comme condition de la confiance 

Pour illustrer son propos, l'intervenant a détaillé quatre cas d'usage déjà opérationnels au sein de son entreprise ou chez ses clients : une flotte dédiée à la comptabilité, automatisant l'extraction de données financières et le suivi d'indicateurs; un ensemble d'agents capable de concevoir et publier un site internet complet, utilisé avec succès par une personne sans compétences de développement ; une flotte marketing chargée de produire contenus LinkedIn, newsletters et pages d'atterrissage ; et un dispositif de support client, capable de corriger automatiquement certains bugs mineurs, sous validation humaine avant mise en production. 

Sur le plan de la gouvernance, Gaël Brisson a listé plusieurs chantiers désormais incontournables selon lui.  Il question de la maîtrise des droits d'accès, le respect de cadres réglementaires tels que le RGPD ou l'AI Act européen, le suivi des coûts, un poste de dépense qu'il évalue, par utilisateur actif, entre 50 et 400 euros mensuels selon les usages, et l'accompagnement à l'adoption par les équipes.  

Le président de Swiftask a insisté sur l'émergence d'une fonction managériale inédite, rappelant que “l'humain est responsable de ce qu'il fait avec l'IA.” Il a plaidé pour une centralisation des outils : “notre position, notre vision, c'est qu'il faut centraliser pour mieux gouverner”, a-t-il conclu. 


Préférences de consentement