cybermois
Les fuites de données personnelles touchent désormais 45 % des Français
Près d’un Français sur deux a été informé d’une fuite de ses données personnelles au cours des douze derniers mois, tandis que le sentiment d’être suffisamment informé face aux risques numériques recule.

Les fuites de données personnelles prennent une nouvelle ampleur en France. À l’occasion de la conférence de presse de lancement du Cybermois 2026, organisée ce lundi 15 septembre à Paris, Cybermalveillance.gouv.fr a présenté les résultats de son troisième baromètre sur la perception et les comportements cyber des Français. Réalisée par Ipsos.Digital auprès de 2 000 personnes âgées de 18 à 75 ans, l’étude révèle que 45 % des Français ont été informés d’une violation de leurs données personnelles au cours des douze derniers mois, contre 30 % en 2025. L’hameçonnage reste néanmoins la cybermalveillance la plus fréquemment rencontrée, avec 53 % des Français concernés, devant les faux conseillers bancaires (15 %) et les achats effectués sur des sites frauduleux sans jamais recevoir le bien commandé (10 %). Face aux fuites de données, certains réflexes progressent : 59 % des personnes concernées disent être devenues plus vigilantes face aux mails, SMS et appels inconnus, 53 % ont changé leurs mots de passe et 44 % ont renforcé la surveillance de leur compte bancaire.
Les Français connaissent mieux les menaces mais se sentent moins informés
La connaissance des principales cybermenaces progresse : 79 % des Français connaissent désormais le terme « piratage », contre 72 % en 2024, tandis que la « violation de données » est identifiée par 62 % des répondants, contre 48 % deux ans auparavant. Une meilleure connaissance qui contraste avec leur sentiment d’information : seuls 55 % s’estiment suffisamment informés sur les risques liés à Internet, contre 63 % en 2024, et un quart considère ne pas être assez sensibilisé. Les comportements diffèrent également selon l’âge. Après une fuite de données, 68 % des 55-75 ans deviennent plus vigilants face aux sollicitations inconnues, contre 57 % des 18-34 ans. Ces derniers apparaissent pourtant davantage touchés par les conséquences des cybermalveillances : 26 % rapportent un impact émotionnel ou une charge mentale, contre 16 % des 55-75 ans, et 18 % une perte d’accès à un compte, contre 5 % chez leurs aînés. Le baromètre accompagne le lancement de la 14e édition du Cybermois, qui donnera lieu en octobre à une campagne nationale de sensibilisation et à plusieurs opérations organisées sur le territoire.





