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Pour une Tech à parts égales

30 % de femmes dans une entreprise technologique, un chiffre encourageant ? Pour nous, c’est surtout la mesure du chemin qu’il reste à parcourir.

Publié et mis à jour le 25 septembre 2026
3 min.
Pour une Tech à parts égales

Chez Inetum, nous le constatons chaque jour, les métiers de la tech sont au cœur des transformations économiques. De l’intelligence artificielle à la cybersécurité, en passant par l’industrie, l’énergie ou les services. Ils sont aussi essentiels à notre capacité, en France et en Europe, à préserver nos compétences et notre souveraineté technologique. Déjà central, cet enjeu le sera plus encore dans les années à venir.

Mais comment le faire à 100%, si l’on se prive de toute une partie de la population ? Car oui, je le constate au quotidien, trop peu de jeunes filles envisagent encore ces métiers lorsqu’elles construisent leur avenir. Mais ce n’est pas une fatalité. C’est pour agir sur cette réalité que nous renforçons notre engagement aux côtés de l’association « Elles bougent ». Car le sujet dépasse largement celui du recrutement, et nous sommes convaincus d’avoir notre rôle à jouer.

La technologie façonne désormais notre façon de travailler, de nous soigner, de nous déplacer, d’apprendre ou de communiquer. Elle dessine une partie de la société dans laquelle nous vivrons demain. Une « tech » davantage pensée par des femmes, c’est donc aussi une société numérique davantage pensée avec elles. Pour y parvenir, attirer davantage de femmes dans la tech ne suffit pas.  Il faut leur permettre d’y progresser et d’accéder aux responsabilités. Là aussi, le chemin reste important : les femmes sont encore trop peu nombreuses dans les fonctions de management et il est temps de briser le plafond de verre qui freine leur progression.

Malheureusement, très jeunes, les enfants intègrent des représentations sur les métiers qui seraient faits « pour les filles » ou « pour les garçons ». Ces stéréotypes influencent ensuite les choix d’orientation sur des années, voire des dizaines d’années, et réduisent progressivement le champ des possibles. Il est temps de mettre à jour notre logiciel.

Pour les contrer, pas de recette miracle, pas de « prompt », mais des actions bien concrètes. Notre responsabilité commence donc bien avant le premier entretien d’embauche. Elle commence parfois à l’école primaire. Là aussi, nous pouvons agir. Pas nécessairement avec de grands discours, mais par des rencontres. Faire entrer une classe dans une entreprise. Montrer concrètement ce que fait une ingénieure, une experte en cybersécurité ou une développeuse. Aller dans un collège raconter son parcours. Donner à voir des métiers qui, jusque-là, pouvaient sembler abstraits ou inaccessibles.

C’est toute la force du travail mené par l’association Elles bougent avec laquelle nous venons de signer un nouvel accord. Permettre à des professionnelles de devenir des « role models », voilà tout l’enjeu de ce partenariat. Parfois, il suffit qu’une adolescente rencontre une femme dont elle puisse se dire : « Elle fait ce métier. Pourquoi pas moi ? »

Une question que nous avons pu entendre lorsqu’il y a quelques mois nous accueillons des jeunes collégiennes entre nos murs. Chez Inetum, notre ambition est d’améliorer la parité dans nos effectifs pour garantir la diversité. Je me réjouis de ce partenariat avec Elles Bougent : il va nous aider à renforcer l’impact de nos actions pour faire de la technologie un monde toujours plus ouvert à la parité.

Mais pour choisir un métier, encore faut-il savoir qu’il existe et pouvoir s’y projeter. Alors, cette mobilisation doit être collective. L’égalité, la diversité et l’inclusion ne sont pas des sujets réservés aux femmes. Collaborateurs, managers, entreprises, écoles et familles ont tous un rôle à jouer. Derrière cet enjeu d’orientation se joue aussi notre capacité collective à maîtriser les technologies de demain. Nous avons besoin d’un vivier de talents plus large, plus divers et mieux préparé. C’est le sens de notre partenariat avec Elles bougent : ouvrir des portes, provoquer des rencontres et disons-le, changer des destins, personnels et collectifs.

Inetum est partenaire du programme « What’s Next, CIO ? » by Alliancy.

    Tout au long de l’année, les partenaires stratégiques de « What’s Next, CIO ? » s’engagent à faire progresser l’écosystème du numérique par le partage de pratiques et la confrontation d’avis. Ils se mettent au service de la communauté des CIO pour leur permettre d’anticiper et d’incarner le changement dans leurs organisations.

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