Atos et Google Cloud, alliés dans l’IA

Atos et Google Cloud inaugurent à Bezons (Val-d’Oise), un laboratoire d’intelligence artificielle commun, en présence de Bruno Le Maire, ministre de l'Economie français.

Publié et mis à jour le 4 avril 20193 min de lecture
Atos et Google Cloud, alliés dans l’IA

Assis, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, et Thierry Breton, PDG d’Atos. Debout, Arnaud Bazin, sénateur du Val-d'Oise, Benjamin Chkroun, conseiller régional d’Ile-de-France et Jean-Yves Latournerie, préfet d’Ile-de-France.

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Assis, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, et Thierry Breton, PDG d’Atos. Debout, Arnaud Bazin, sénateur du Val-d'Oise, Benjamin Chkroun, conseiller régional d’Ile-de-France et Jean-Yves Latournerie, préfet d’Ile-de-France.[/caption]

Mis en place dans le cadre du partenariat mondial entre Atos et Google Cloud, ce laboratoire inédit en France situé dans le Val-d’Oise, permet aux clients, entreprises et acteurs publics, de déterminer les cas d’usages pratiques auxquels l’IA est susceptible d’apporter une réponse innovante et efficace, via des ateliers de co-création et de prototypage de solutions.

Grâce à cet outil partagé, Atos participe à l’adoption des solutions d’IA en Europe en assurant dans ses datacenters de cloud/cloud hybride la sécurité des données et de leur traitement, ainsi que la conformité au règlement européen sur la protection des données personnelles.

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie français, était présent lors de cette inauguration, symbole pour lui de l'attractivité française dans le numérique malgré les frictions avec les Gafam : « Nous voulons être attractifs et faire venir des investisseurs étrangers en France, notamment des investisseurs américains. Mais nous voulons également protéger nos technologies critiques et défendre nos intérêts, en mettant en place une taxation des géants du numérique juste et efficace, au même niveau que les entreprises françaises. » Le Parlement examine, depuis mercredi, le projet de « taxe Gafa », combattue par les Gafam qui dénoncent une double imposition de leur activité (France et Etats-Unis).

En avril 2018, Atos a conclu un partenariat mondial inédit avec Google Cloud pour accélérer la création de solutions sécurisées dans le Cloud hybride, l’analyse de données et l’apprentissage automatique, ainsi que l’environnement de travail connecté. Le partenariat comprend l’ouverture de trois laboratoires d’IA dans le monde – à Londres, Dallas et en région parisienne.

CARNET D’EXPÉRIENCES ALLIANCY – DSI STRATÈGES ET INFRASTRUCTURES

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« Pour que l’Europe continue de jouer un rôle de premier plan dans l’espace informationnel, il lui faut investir massivement dans l’intelligence artificielle et dans les nouvelles technologies. Au-delà du développement économique, savoir s’associer à l’excellence technologique tout en protégeant les données européennes est une question de souveraineté », a déclaré Thierry Breton, PDG d’Atos, qui voient au mieux ses perspectives commerciales auprès de tous les prospects potentiels. « Nos technologies permettent à nos partenaires et à leurs clients de tirer parti de leurs données de façon sécurisée », a ajouté Eric Haddad, directeur général de Google Cloud France.

Un cloud souverain en gestation avec Atos

« Beaucoup de clients attendaient d'avoir un opérateur comme nous, qui sommes opérateurs de confiance », pour avoir recours à des solutions Google en matière d'intelligence artificielle et de cloud (informatique dématérialisée), a conclu Thierry Breton…

La France entend aussi défendre sa souveraineté numérique en se dotant de capacités souveraines de cloud (hébergement informatique dématérialisé), indépendantes des infrastructures des géants américains, a par ailleurs rappelé Bruno Le Maire à l’AFP, ajoutant : « Nous allons travailler notamment avec Atos sur ce cloud souverain et j'espère que nous aurons une solution technologique d’ici la fin de l'année. »

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