Cloud souverain 

Bruxelles choisit l’équilibre plutôt qu’un champion unique 

L’Union européenne sélectionne quatre fournisseurs de cloud pour renforcer sa souveraineté numérique, avec une enveloppe de 180 millions d’euros sur six ans.

Publié et mis à jour le 20 avril 20261 min de lecture
Bruxelles choisit l’équilibre plutôt qu’un champion unique 
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La Commission européenne distingue quatre fournisseurs de cloud via un appel d’offres. Les institutions et autres entités de l'Union européenne pourront acquérir des services de cloud souverains pour un montant maximal de 180 millions d'euros sur six ans. La Commission a attribué plusieurs contrats en parallèle afin d’éviter une dépendance excessive à l'égard d'un seul fournisseur. Les entreprises mises en avant sont toutes européennes : Post Telecom avec ses partenaires CleverCloud et OVHcloud, STACKIT, Scaleway, et enfin Proximus, qui s'associe à S3NS (une joint-venture de Thales et Google Cloud), Clarence et Mistral.  

Des critères européens... 

Ces choix contribuent à renforcer la souveraineté de l’institution ainsi que le contrôle stratégique sur les technologies et les infrastructures clés. Pour être éligibles, les fournisseurs devaient répondre aux huit conditions de l’Union européenne. Parmi elles, la capacité à maintenir des opérations sécurisées en cas de retrait ou de perturbation du support d’un fournisseur. Les autres objectifs concernent les considérations stratégiques, juridiques, opérationnelles et environnementales, ainsi que la transparence de la chaîne d'approvisionnement, l'ouverture technologique, la sécurité et le respect de la législation de l'UE.  

...En pleine évolution 

Ce cadre européen est actuellement mis à jour. Il comprendra, dans un avenir proche, des critères spécifiques pour effectuer des évaluations de la souveraineté de ses infrastructures cloud. Une initiative complémentaire aux autres travaux de l’UE sur le sujet, à savoir le label EUCS, toujours en discussion, et un règlement sur le développement de l’informatique en nuage (CADA). Ce dernier document vise à harmoniser la définition de la souveraineté dans ce secteur, ainsi que dans le domaine de l’IA.  

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