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Copilot ravive la crise silencieuse de la gouvernance des données 

Selon CoreView, 67 % des entreprises repoussent Microsoft Copilot par crainte d'une exposition de données SharePoint. L'IA révèle surtout des failles anciennes de gouvernance. 

Publié et mis à jour le 17 juillet 2026
1 min.
Copilot ravive la crise silencieuse de la gouvernance des données
Magnific

L'IA soulève le tapis. Dessous, les données oubliées, les droits d'accès hérités et les angles morts de la gouvernance. L'arrivée de Microsoft Copilot remet ces failles sous les projecteurs. Selon CoreView, 67 % des entreprises interrogées ont retardé ou annulé son déploiement par crainte d'une exposition de données confidentielles dans SharePoint, tandis que 75 % redoutent déjà la remontée d'informations sensibles en interne. L'enjeu dépasse largement l'outil de Microsoft. Les assistants d'IA générative transforment des défauts de gouvernance longtemps invisibles en risque immédiat. Droits d'accès accordés sans contrôle, contenus partagés à grande échelle, héritages documentaires jamais nettoyés, tout remonte à la surface dès lors qu'un agent conversationnel parcourt l'ensemble du patrimoine informationnel. Le sujet ne concerne donc pas les capacités de Copilot. Il interroge la discipline des entreprises dans la gestion de leurs données. 

Le déploiement bute sur les fondamentaux 

Ce constat gagne d'abord les directions générales. Trois quarts des dirigeants de niveau C ont suspendu ou reporté un projet Copilot, contre 60 % des managers, signe d'une perception plus aiguë des risques juridiques, réglementaires ou concurrentiels. Les entreprises les plus réticentes affichent d'ailleurs une inquiétude plus de trois fois supérieure concernant les liens SharePoint anonymes. L'étude met aussi en lumière un décalage entre confiance et réalité. Si 62 % des répondants jugent leur environnement Microsoft 365 mature, plus de la moitié reconnaissent l'absence d'au moins un contrôle de sécurité fondamental. Les comptes administrateurs, pourtant maîtres des autorisations, bénéficient même moins souvent d'une authentification multifacteur que les comptes utilisateurs. Ces résultats appellent toutefois à la prudence. L'enquête provient d'un spécialiste de la gouvernance Microsoft 365 et porte sur 279 décideurs, majoritairement nord-américains. Le diagnostic rejoint pourtant une tendance de fond. L'IA ne crée pas le désordre. Elle le rend visible, puis beaucoup plus difficile à ignorer. 

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