Des start-up, des applis

Covivo, le covoiturage en temps réel

Publié et mis à jour le 2 juillet 20134 min de lecture

Le covoiturage est en pleine expansion. Il pourrait prendre encore plus d’importance en passant dans sa version 2.0, appelée « covoiturage dynamique ». Les plate-formes, permettant de partager des trajets en voiture, concernent le plus souvent de longs trajets, programmés à l’avance. Le « covoiturage dynamique » est plus spontané et mobile, car la réservation d’un trajet peut se faire quinze minutes à l’avance, avec un automobiliste qui a déjà commencé son trajet. Covivo est le spécialiste français de cette future forme de mobilité. Fondée en 2009 et soutenue par Oseo, Covivo revendique une communauté de 30 000 membres. La start-up parisienne propose aussi sa plate-forme technologique aux entreprises et collectivités, dans leurs démarches destinées à favoriser une mobilité plus durable.

Kerlink, une offre globale M2M

Le M2M (machine-to-machine) plus simple, voilà le credo de Kerlink, créée en 2004 à Rennes (Ille-et-Vilaine). Cette PME de 42 personnes, qui vient d’intégrer le pôle de compétitivité iD4Car et de lever 1,5 million d’euros auprès de CM-CIC Capital Innovation et Sudinnova, propose des solutions globales pour faire communiquer à distance des véhicules, notamment à un système d’information. Kerlink a déployé ses solutions dans de nombreux domaines, dont la traçabilité logistique pour la SNCF, les transports collectifs pour la Compagnie armoricaine des transports (filiale de Veolia) ou encore l’autopartage. Et pour faciliter leur intégration, elle propose notamment des boîtiers intégrés « tout-en-un ».

See4sys, la brique technologique communicante

See4sys est au coeur de la voiture connectée. Cette entreprise nantaise, qui vient d’être rachetée par Dunasys (réseaux embarqués et systèmes électroniques), est spécialisée dans les solutions d’ingénierie pour le développement des systèmes embarqués, hardware et software. Membre du pôle de compétitivité iD4Car également et partenaire privilégié de Dassault Systèmes autour de son offre Autosar pour les systèmes embarqués automobiles, See4sys propose trois plateformes technologiques, dont E-nove, une solution de communication. Cette plate-forme ouverte, qui peut être télégérée, a déjà été déployée dans le domaine des transports publics, mais elle vise également le marché automobile.

Socloz, l’assistant shopping

Fondé en 2010 à Paris par une équipe d’entrepreneurs, Socloz a investi le domaine du « Web to Store », la phase d’achat pendant laquelle les consommateurs cherchent des informations sur Internet. L’application mobile Socloz permet de choisir des produits et de repérer les magasins physiques qui les proposent. L’application sera prochainement intégrée au système connecté R-Link de Renault. Il sera ainsi possible d’effectuer la recherche d’un produit directement depuis sa voiture, avant de se faire guider vers le magasin qui l’a en stock. Socloz affiche actuellement la disponibilité des stocks de 10 000 magasins partenaires. En 2012, la start-up a bouclé une levée de fonds de près d’1 million d’euros auprès de plusieurs fonds d’investissement.

Apila, le stationnement collaboratif

Chercher une place de stationnement peut prendre du temps et, parfois, s’avérer très pénible. La start-up parisienne Apila apporte une solution astucieuse à ce problème avec une approche communautaire. Son application mobile localise ses utilisateurs et met en contact les personnes libérant une place avec celles qui en cherchent une. L’application est disponible sur iPhone, Android, et prochainement dans les voitures Renault, via le système connecté R-Link. Le service, gratuit dans sa version Beta, fonctionne uniquement sur Paris, mais va s’étendre à d’autres grandes villes françaises, puis européennes. Apila a reçu le soutien de l’incubateur Mobilité Connectée, initié par Renault et la Ville de Paris.

Mobiquithings, l’opérateur mobile M2M

Pour envoyer un signal de détresse ou télécharger des informations sur l’état du trafic, une voiture a besoin d’une connexion mobile et donc d’une carte SIM. Parmi les opérateurs mobiles à considérer pour ce type de besoin, il y a Mobiquithings, le premier opérateur de réseau mobile virtuel dédié aux objets connectés. Fondée en 2010 par Cyril Hullin, un ancien d’Alcatel-Lucent, cette entreprise parisienne commercialise une carte SIM « caméléon ». Celle-ci est multi-opérateurs et offre une couverture mondiale. Elle se raccorde ainsi de manière transparente aux réseaux des opérateurs télécoms les mieux offrants en termes de couverture, de qualité de service et de coût. Cette technologie s’adresse à l’automobile mais aussi aux industriels qui fabriquent des objets communicants et connectés. Mobiquithings a également intégré l’incubateur Mobilité Connectée initié par Renault et la Ville de Paris.

Cet article est extrait du dossier « Voiture connectée » du n°4 d’Alliancy le mag – Découvrir ce dossier

Autres articles

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes

Bug de genre

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes 

L'essor de l'IA pousse les entreprises à revoir leurs attentes envers les managers techniques. Les compétences relationnelles, la diversité des équipes et l'autorité deviennent des leviers de performance autant que d'inclusion. Oui, mais...

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Chronique

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Au moment où l’intelligence artificielle réduit le coût des cyberattaques et multiplie les systèmes capables d’agir seuls, Ledger fait un pari : ne pas chercher à rendre l’agent infaillible, mais sécuriser son mandat, ses limites et le moment précis où une intention numérique devient un acte.

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

décryptage

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

L'intrusion menée par des agents IA d'OpenAI contre Hugging Face marque un tournant. Elle ne valide pourtant ni le récit d'une IA hors de contrôle, ni celui d'une cybersécurité devenue obsolète, tout en révélant un nouveau rapport de force autour des modèles de frontière. 

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne

IA souveraine

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne 

L'État se positionne pour accueillir une infrastructure de calcul dédiée à l'intelligence artificielle et s'engage à acheter 100 millions d'euros de capacités de calcul si un projet français est retenu. 

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Souveraineté des centre de données

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Les partenaires prévoient d’investir 3 milliards d’euros afin d’accompagner la croissance des besoins en cloud et en intelligence artificielle. 


Préférences de consentement