Classement IA 2026
Données, sécurité, transparence… la confiance départage les géants de l’IA
Le 15 septembre 2026, Cybernews publie à l’échelle mondiale un classement de 500 acteurs de l’IA, fondé sur quatre signaux publics pour mesurer la confiance. Google domine, DeepSeek décroche.

Publié le 15 septembre 2026, l’AI Trustworthiness Ranking de Cybernews passe au crible 500 éditeurs d’IA à partir de signaux publics liés aux données, à la sécurité, à la transparence et à la réputation. Google, avec Gemini, prend la première place, devant Microsoft au 18e rang et OpenAI au 22e, Meta 49e et Anthropic 50e. Le classement ne tranche pourtant pas la question de la fiabilité technique des modèles. Il mesure la confiance lisible depuis l’extérieur. Sa méthode accorde 35 % du score à la perception publique, issue de G2 et Trustpilot, autant à la confidentialité des données, contre 20 % à la sécurité et 10 % à la transparence de l’organisation. Elle pénalise xAI (119e), crédité de 29 sur 100 sur ce volet, et Perplexity (126e), à 40. Un fournisseur peut disposer de protections solides sans obtenir le même résultat si sa réputation se dégrade. À l’inverse, une documentation publique robuste pèse dans la balance sans prouver la qualité d’un dispositif interne. Pour les DSI et les directions achats, l’étude vaut donc moins comme palmarès définitif que comme photographie des preuves exposées par les fournisseurs au moment du choix d’un outil d’IA.
La conservation des données reste floue
La donnée constitue le point de friction le plus transversal. Cybernews relève que 65 % des 500 entreprises étudiées ne précisent pas la durée exacte de conservation des informations confiées à leurs services. Meta et Perplexity font partie des acteurs épinglés pour des formulations jugées vagues. Ce manque de précision dépasse la qualité d’une politique de confidentialité. Pour une entreprise cliente, la durée de conservation conditionne la maîtrise des données versées dans un assistant, un copilote ou un outil de génération. Le sujet prend du relief avec l’essor des usages professionnels de l’IA générative et la circulation de contenus métier dans des services externes. Cybernews relève aussi que 63 % des entreprises du classement n’indiquent pas de façon claire si les données des utilisateurs servent à entraîner leurs modèles. Ces deux zones d’ombre compliquent la lecture du risque fournisseur. Les scores élevés de Google, Microsoft et OpenAI montrent, à l’inverse, le poids pris par la documentation publique dans la construction de la confiance, au-delà des performances des modèles.
Un score ne vaut pas un audit
DeepSeek concentre l’écart le plus spectaculaire. Le fournisseur chinois obtient zéro sur le pilier sécurité, faute de programme de bug bounty, de certification ISO 27001 ou SOC 2 Type II et de page publique consacrée à la sécurité selon Cybernews. Ce résultat ne prouve pas une absence de mesures internes. Il révèle une absence de signaux publics correspondant au référentiel retenu. La réserve compte, car le classement repose sur des éléments accessibles depuis l’extérieur et non sur des audits techniques des systèmes. Sa méthodologie accorde 35 % du score à la perception publique, 35 % à la confidentialité, 20 % à la sécurité et 10 % à la transparence organisationnelle. Le palmarès ne suffit donc pas à trancher un choix fournisseur. Il éclaire toutefois un enjeu concret pour les directions numériques. La confiance ne repose plus sur une marque ou sur la puissance d’un modèle. Elle passe par des preuves consultables, des règles de conservation lisibles et des dispositifs de sécurité documentés. Sur ce terrain, les écarts restent béants.





