étude
En France, seuls 17 % des salariés se sentent pleinement préparés à l’évolution de leur métier
Alors que l’IA accélère la transformation des métiers, une étude de Cornerstone pointe le manque de coordination entre les directions RH et IT pour préparer les salariés aux changements.

Les salariés français semblent encore peu préparés aux transformations à venir. Seuls 17 % s’estiment totalement prêts à la manière dont leur fonction évoluera au cours des 12 à 24 prochains mois, selon l’étude « The Board’s New Mandate to CIOs and CHROs », publiée par Cornerstone et réalisée avec Vanson Bourne. En France, l’enquête repose sur 300 répondants, dont 150 décideurs IT et RH et 150 salariés, travaillant dans des organisations d’au moins 1 000 collaborateurs. Pourtant, les changements sont déjà largement perceptibles : 66 % des sondés indiquent que leur entreprise a connu un niveau élevé de transformation au cours des douze derniers mois. La gestion des données constitue également un point de friction : si 85 % des entreprises françaises utilisent au moins trois méthodes pour accéder aux données sur leurs effectifs, seules 35 % disposent d’une plateforme ou d’un tableau de bord unifié. Des données fragmentées qui ne sont pas sans conséquence : 59 % des décideurs français constatent des déficits de compétences qui restent trop longtemps sans réponse et 45 % des retards dans les décisions de recrutement ou de redéploiement.
La collaboration entre DSI et DRH améliore la préparation des salariés
Une meilleure coordination entre les fonctions RH et IT semble toutefois réduire ces difficultés. En France, 68 % des entreprises où les deux services collaborent étroitement estiment disposer des moyens nécessaires pour prendre suffisamment rapidement leurs décisions liées aux effectifs, contre 33 % lorsque cette collaboration reste occasionnelle ou limitée. Les entreprises dans lesquelles les deux directions travaillent régulièrement ensemble sont également moins nombreuses à mettre trois mois ou plus pour réagir aux changements concernant leurs effectifs, à 35 % contre 46 %. Enfin, leurs dirigeants sont 1,7 fois plus susceptibles de considérer leurs collaborateurs comme mieux préparés au changement qu’un an auparavant. Un constat qui dépasse le seul marché français : à l’échelle mondiale, seuls 35 % des décideurs RH et IT déclarent encore prendre conjointement les décisions liées à l’IA, alors que 94 % considèrent qu’une approche plus continue et partagée de la gestion des effectifs est désormais essentielle.





