Eramet optimise ses processus industriels grâce à l’IA

Le groupe minier et métallurgique mondial Eramet, en partenariat avec Capgemini, déploie l’intelligence artificielle dans ses activités. L’usage de l’IA porte sur l’amélioration de la productivité, la performance commerciale et la valorisation des métaux.

Publié et mis à jour le 7 décembre 20203 min de lecture
Eramet optimise ses processus industriels grâce à l’IA

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Le groupe minier et métallurgique mondial Eramet, en partenariat avec Capgemini, déploie l’intelligence artificielle dans ses activités. L’usage de l’IA porte sur l’amélioration de la productivité, la performance commerciale et la valorisation des métaux.

Dans le monde industriel, Eramet développe des usages multiples de l’intelligence artificielle. Depuis 2017, le groupe collabore avec Cagemini pour accroître l’utilisation de l’IA sur l’ensemble de sa chaîne de valeur.

Il s’agit ainsi notamment pour Eramet d’optimiser ses procédés industriels. Pour cela, l’entreprise exploite activement les données générées par les drones et capteurs présents dans ses 39 sites industriels.

Du prédictif pour les fours à haute température

En Norvège et en Nouvelle-Calédonie, par exemple, l’IA intervient sur l’activité des fours à haute température au travers d’algorithmes de recommandation. La technologie permet d’établir des prédictions sur la qualité de la production et la performance économique.

L’objectif sur ces sites industriels est ainsi d’augmenter la production des alliages de manganèse et de nickel. En Suède, Eramet déploie cette fois une application visant à d’optimiser le temps de mise à disposition des aciers haute performance.

D’autres projets faisant appel à l’IA sont par ailleurs en cours de réflexion ou de validation. C’est notamment le cas au Gabon. La filiale du métallurgiste, qui exploite le chemin de fer national, souhaite ainsi prédire l’usure des voies et en améliorer la maintenance.

« Au Sénégal, des réflexions sont en cours pour améliorer le processus minier afin de le rendre plus agile grâce à des approches liées à la data science » signale encore Capgemini. Et pour progresser dans les usages de la Data, Eramet dispose désormais d’une Data Factory.

50 experts au sein d’une Data Foundry

Ce centre de compétences réunit une cinquantaine de personnes, dont une majorité de data scientists. Pour le directeur transformation numérique de l’industriel, ces différents chantiers participent d’une démarche en faveur de « l’industrie du futur. »

Pour Ludovic Donati, cette industrie s’appuie sur « des mines et des usines intelligentes, connectées, sécurisées et responsables ». Et le dirigeant de revendiquer de premiers résultats « visibles » en termes de productivité des mines et usines.

« Notre ambition est d’aller plus loin encore dans la maîtrise de nos données qui donne aux acteurs agiles un avantage compétitif et cette récompense nous y encourage » annonce le patron de la transformation.

Cette stratégie suit trois axes principaux. Il s’agit ainsi de connecter « la géologie à l’économie ». Eramet s’efforce en outre d’optimiser ses procédés industriels par la Data et l’IA. Enfin, dernier axe, la traçabilité et la qualité des produits.

Des produits d’IA pour les cœurs de métiers d’Eramet

Pour y parvenir, l’industriel s’appuie donc notamment sur une Data Factory ou Data Foundry. Il s’agit d’une équipe pluridisciplinaire traitant les différentes sources de données de l’entreprise (SI, drones et capteurs).

« Grâce à sa Data Foundry, Eramet a réussi à mettre en place un certain nombre de produits d’intelligence artificielle qui sur nos cœurs de métiers nous permettent d’être plus dans la prédiction et moins dans la réaction » souligne Jean-Loup Loyer, Chief Data Officer d’Eramet

Les projets de l’industriel visent pour cela plusieurs objectifs majeurs que sont le développement de la maintenance prédictive des équipements ou la réduction de la consommation d’énergie. Eramet souhaite aussi réduire la durée des cycles de production.

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