Fraude au président : 4 mesures clés pour enrayer la menace

[EXCLUSIF] La fraude au « faux président » représente à l’heure actuelle une menace considérable. En effet, cette escroquerie a pris une ampleur sans précédent : en 2016, 25% des entreprises ont connu plus de 10 tentatives de fraude, alors qu’en 2014 elles n’étaient que 17%*.

Publié et mis à jour le 26 juin 20173 min de lecture
Fraude au président :  4 mesures clés pour enrayer la menace

Eric Chevalier

[EXCLUSIF] La fraude au « faux président » représente à l’heure actuelle une menace considérable. En effet, cette escroquerie a pris une ampleur sans précédent : en 2016, 25% des entreprises ont connu plus de 10 tentatives de fraude, alors qu’en 2014 elles n’étaient que 17%*. Plus alarmant encore, 8 entreprises sur 10 ont subi au moins une tentative de fraude en 2016*. Comment prémunir les entreprises de ce danger grandissant ? Le point sur les mesures à prendre en cas de fraude au président.

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Eric Chevalier, Directeur Général de Yousign[/caption]

Détourner plusieurs millions d’euros semble être un jeu d’enfants pour les escroqueurs qui ont compris comment tirer habilement les ficelles de cette supercherie. Ils profitent du départ en congés des collaborateurs les plus importants du service comptabilité et prennent contact avec une personne non habilitée aux transactions. Ils se font alors passer pour le président de l’entreprise en déplacement à l’étranger et exigent le virement d’une importante somme d’argent en urgence. Ces détournements, représentant selon le FBI 2,3 milliards de dollars entre octobre 2013 et février 2016, ont plongé bien des entreprises dans des situations financières critiques.

Face à la montée en puissance de la fraude au président, une véritable prise de conscience a alors été amorcée au sein des entreprises. Pour affronter ce nouveau moyen de détournement de fonds, des experts se sont spécialisés dans ce type de fraude pour accompagner au mieux les entreprises. Des offres sur-mesure ont ainsi vu le jour : nous voyons de plus en plus d’assureurs proposer des offres spécifiques permettant de protéger les entreprises, et d’un autre côté, des experts en sécurité informatique proposer des solutions numériques pour vérifier l’identité des commanditaires de la transaction et à plus forte raison des signataires.

Concrètement, quelles mesures peuvent prendre les entreprises pour contrer la fraude au président ?

Mener des campagnes de sensibilisation auprès des collaborateurs :

Il faut d’abord traiter le problème à la racine. Les escroqueurs s’attaquent aux collaborateurs les moins aguerris de l’entreprise. Il est donc indispensable d’organiser des présentations en interne afin de présenter ce qu’est la fraude au président, les risques encourus, ainsi que les réflexes à avoir en cas de doute. En dressant un portrait-robot de l’escroqueur, de sa manière d’agir, les collaborateurs seront plus vigilants face à ce risque.

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Mettre en place un plan d’urgence en cas de fraude :

La cartographie des risques, essentielle à la survie de l’entreprise, déterminera le plan d’urgence à mettre en place en cas de fraude. Chaque scénario doit être envisagé et préparé en amont pour que les collaborateurs puissent intervenir au plus vite. La réactivité dans ce type de situation est primordiale pour limiter les préjudices sur les enjeux liés à ce formulaire pour qu’il soit fait bon usage. Ce formulaire devra être signé électroniquement par le Président pour garantir son identité.

Instaurer un formulaire de demande de virement urgent intégrant la signature électronique :

Dans le cas où un virement urgent est exigé par le vrai président de l’entreprise, un formulaire doit être complété avant la transaction. Il permettra d’avoir une trace officielle de la demande. Chaque collaborateur devra être briefé sur les enjeux liés à ce formulaire pour qu’il en soit fait bon usage.

Vérifier systématiquement l’identité du président :

Afin de finaliser la transaction demandée par le président de l’entreprise, une authentification lui sera envoyée sur son téléphone portable et/ou sur son adresse mail. Seul le président pourra alors valider par le biais d’une signature électronique qu’il donne son accord pour la transaction.

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