GreenTech Forum 2022 : le numérique responsable prend son envol

La deuxième édition du GreenTech Forum, événement dédié à la réduction de l’empreinte environnementale du numérique au sein des organisations, s'est tenu du 1er au 2 décembre au Beffroi de Montrouge, près de Paris. L’occasion de faire le point sur les avancées du secteur en termes de numérique responsable.

Publié et mis à jour le 5 décembre 20223 min de lecture
GreenTech Forum 2022 : le numérique responsable prend son envol

Green Tech Forum

La deuxième édition du GreenTech Forum, événement dédié à la réduction de l’empreinte environnementale du numérique au sein des organisations, s'est tenue du 1er au 2 décembre au Beffroi de Montrouge, près de Paris. L’occasion de faire le point sur les avancées du secteur en termes de numérique responsable.

Cette année, plus de 3 000 participants sont attendus pour assister à l’événement GreenTech Forum, autour de 70 exposants et plus de 120 intervenants, dans un contexte où la sobriété est au cœur de l’actualité.

Il faut en effet rappeler que, en France, l’empreinte carbone du secteur du numérique est estimée à 2,5 %, selon les données du Ministère de la transition écologique. Mais selon le rapport de la mission d’information sur l’empreinte environnementale du numérique du Sénat, l’empreinte carbone du secteur pourrait augmenter de manière significative si rien n’est fait pour la limiter, pour atteindre 7 % de l’empreinte carbone nationale d’ici 2040.

Organisé par la société Formule Magique, sous le haut patronage de Planet Tech’Care (initiative pilotée par le programme Numérique Responsable de numeum), le GreenTech Forum a pour ambition de promouvoir le numérique responsable afin de permettre aux organisations publiques et privées de réduire leur impact environnemental.

Plus de 55 conférences et ateliers sont organisés pendant les deux jours autour de cinq parcours thématiques :

  1. Transition écologique et innovation ;
  2. Entreprise responsable ;
  3. Infrastructures, équipements et services IT responsables ;
  4. Formation ;
  5. Règlement et certification.

« Depuis deux ans, beaucoup de chemin a été parcouru autour du numérique et de l’environnement : des outils se sont développés pour aider les entreprises dans leur trajectoire responsable, une réglementation a vu le jour, sans oublier la mobilisation du secteur pour mettre les technologies numériques au service de la transition écologique », déclare Véronique Torner, Vice-Présidente de Numeum en charge du Numérique Responsable et de l’initiative Planet Tech’Care.

[caption id="attachment_113866" align="aligncenter" width="600"]

Green Tech - V Torner

Green Tech - V Torner

Véronique Torner, Vice-Présidente de Numeum[/caption]

« Ce ne sont pas générations futures qui subiront les conséquences du dérèglement climatique, mais bien la nôtre. Nous en avons eu l’illustration l’été dernier, qui a été l’été de tous les records. Il y a donc urgence à agir », a déclaré Jean-Noël Barrot, Ministre délégué chargé de la transition numérique et des télécommunications, lors de la conférence plénière d’introduction.

[caption id="attachment_113867" align="aligncenter" width="600"]

Green Tech - JN Barrot

Green Tech - JN Barrot

Jean-Noël Barrot, Ministre délégué chargé de la transition numérique et des télécommunications[/caption]

Jean-Noël Barrot a rappelé que le gouvernement était engagé dans la « planification écologique pour réussir cette nécessaire transition écologique » et que, pour le secteur du numérique, un Haut comité du numérique écoresponsable avait été lancé le 14 novembre dernier par ses services et ceux de Dominique Faure, Ministre déléguée chargée des collectivités territoriales et de la ruralité. « Le Haut comité du numérique écoresponsable sera l’instance chargée d’organiser cette planification » a-t-il précisé.

Jean-Claude Laroche, Président du Cigref, Directeur de mission auprès de la présidence d’Enedis, s’est lui aussi exprimé en plénière d’introduction. « La réduction de l’empreinte environnementale du numérique au sein des organisations devient une préoccupation majeure. L’axe directeur des travaux du Cigref est de promouvoir un numérique responsable, durable et de confiance. Si nous retirons une de ces composantes, c’est tout l’apport du numérique à nos organisations, et plus largement à notre économie et à notre société, qui sera profondément remis en cause », a-t-il déclaré.

[caption id="attachment_113864" align="aligncenter" width="600"]

Green Tech - JC Laroche

Green Tech - JC Laroche

Jean-Claude Laroche, Président du Cigref[/caption]

Autres articles

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes

Bug de genre

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes 

L'essor de l'IA pousse les entreprises à revoir leurs attentes envers les managers techniques. Les compétences relationnelles, la diversité des équipes et l'autorité deviennent des leviers de performance autant que d'inclusion. Oui, mais...

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Chronique

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Au moment où l’intelligence artificielle réduit le coût des cyberattaques et multiplie les systèmes capables d’agir seuls, Ledger fait un pari : ne pas chercher à rendre l’agent infaillible, mais sécuriser son mandat, ses limites et le moment précis où une intention numérique devient un acte.

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

décryptage

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

L'intrusion menée par des agents IA d'OpenAI contre Hugging Face marque un tournant. Elle ne valide pourtant ni le récit d'une IA hors de contrôle, ni celui d'une cybersécurité devenue obsolète, tout en révélant un nouveau rapport de force autour des modèles de frontière. 

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne

IA souveraine

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne 

L'État se positionne pour accueillir une infrastructure de calcul dédiée à l'intelligence artificielle et s'engage à acheter 100 millions d'euros de capacités de calcul si un projet français est retenu. 

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Souveraineté des centre de données

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Les partenaires prévoient d’investir 3 milliards d’euros afin d’accompagner la croissance des besoins en cloud et en intelligence artificielle. 


Préférences de consentement