La transformation digitale, les migrants et la migration

Sarah Kébaïli, Responsable communication & community manager chez MySherpa, revient sur le thème de la transformation digitale, les migrants & la migration en France. Il apparaît que depuis ces 10 dernières années, les migrants sont de plus en plus connectés, à l’image des sociétés dans lesquelles ils vivent.

Publié et mis à jour le 19 octobre 20206 min de lecture
La transformation digitale, les migrants et la migration

Sarah Kébaïli, Responsable communication & community manager

Sarah Kébaïli, Responsable communication & community manager chez MySherpa, revient sur le thème de la transformation digitale, les migrants & la migration en France. Il apparaît que depuis ces 10 dernières années, les migrants sont de plus en plus connectés, à l’image des sociétés dans lesquelles ils vivent. L’utilisation qu’ils font des outils numériques leur permet de garder le lien avec la communauté de leur pays d’origine, et aide également leur intégration au sein de leur terre d’accueil. Les outils numériques sont également très importants dans les processus migratoires. On passe ainsi de « du migrant déraciné » au « migrant connecté ».

La numérisation des migrants

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Sarah Kébaïli, Responsable communication & community manager chez MySherpa[/caption]

Ou comment compter le nombre de migrants. Il existe en effet, une multitude de formes de numérisation de la migration et des migrants. Notamment, avec : les États (il s’agit le plus souvent de ceux des pays riches), les organismes interétatiques et internationaux, les ONG ainsi que de nombreuses associations civiles qui existent.

Chaque entité essaie de développer des techniques innovantes pour compter les migrants et en sortir des statistiques justes pour exprimer le contrôle, les flux migratoires, la mort et la disparition de certains migrants en transit ou déjà sur leur terre d’accueil. Ces différentes statistiques permettent de mesurer les degrés d’intégration ou le contraire et d’évaluer les risques liés à l’immigration des migrants. Avec cette numérisation on peut également déceler les violences envers les migrants, la délation envers eux, ainsi que leur employabilité et leur émancipation.

La numérisation des processus migratoires

Les outils numériques facilitent ainsi l’accès aux informations, aux connaissances et facilitent les liens entre les personnes. Ces outils offrent des manières de simplifier, sécuriser et accélérer notamment les processus de migration pour les migrants.

Les plateformes digitales de gestion des migrations peuvent ainsi contribuer à réduire le coût et le temps consacré aux processus traditionnels (lents et souvent très longs) qui, poussent beaucoup de personnes à émigrer par des voies informelles, risquées, en mettant leur vie en danger et souvent sans papiers. Ces plateformes digitales, stockent également des documents importants, elles créent des dossiers et fichiers, ce que l’on appel, la « trace numérique ».

Exemple d’innovation au service des migrants : borne “Trace The Face” mise en place dans un centre d’hébergement pour migrants à Ris-Orangis dans l’Essonne de la Croix-Rouge.

L’utilisation des outils numériques peuvent aussi servir à gérer les services d’assistance des migrants tout au long de leur cycle migratoire, mais également leur assistance juridique, l’aide sociale et les formations en ligne qui peuvent leur être sont proposés.

Ces dernières années, il est fortement conseillé aux migrants d’utiliser au maximum les outils numériques pour rendre les procédures administratives plus simples, accessibles, fluides et transparentes et également partager des informations. Les réseaux en ligne offrent aux migrants une assistance entre pairs et les aide à s’organiser de manière plus efficace.

Migration et numérisation

On sait que bien souvent en situation précaire, les migrants sont invisibles. Il apparaît cette dernière décennie que les numérique est essentiel aux migrants. Notamment pour préserver leurs liens sociaux et familiaux et leur insertion économique. Depuis cette dernière décennie, l’inclusion sociale est au cœur des réflexions des politiques menées afin qu’elles ne soient pas excluantes et qu’elles fédèrent les initiatives de terrain.

La fracture numérique et l’inclusion

La démocratisation des outils et technologies numériques permet à beaucoup de migrants, d’avoir un mobile (même si l’accès au numérique n’y est pas garanti). En effet, ce qui freine le plus les migrants est « le coût de connexion », qui représente en moyenne entre 10% et 30% du budget d'une personne en situation de précarité contre 4% pour le budget des Français. Malgré leur téléphone portable, les migrants ont rarement les moyens de s’acheter les unités suffisantes pour aller sur internet et ainsi leur permettre de sortir la tête de l’eau de leur exclusion et de trouver plus facilement du travail. Par ailleurs, il n’y a quasi aucun migrant qui a accès à un équipement internet digne de ce nom, alors même que cet équipement lui donnerait accès à une multitude de services gratuits.

« Suite à la crise migratoire de 2015, la transformation digitale de l'accueil des migrants en France est devenue indispensable pour gérer le flux des demandeurs d’asile. Dans ce contexte de changement, la digitalisation du parcours d'accueil des immigrants a nécessité une nouvelle gouvernance des SI. Il a donc fallu une adaptation des solutions informatiques déjà mises en place et faire appel à l’innovation informatique entre autres pour une gestion massive.

Dans cette phase de transition vers la modernisation, le cabinet de conseil InnoPrag a joué un rôle fondamental pour maintenir les anciens systèmes et pour concevoir des nouveaux systèmes innovants et modernes au service des étrangers en France. L'atout du cabinet de conseil InnoPrag, n’est pas seulement d’avoir une approche technique et technologiste mais également d’avoir un réseau d’experts polycompétences mondial grâce à sa plateforme MySherpa.

Les experts MySherpa ont ainsi réalisé une étude exploratoire et comparative sur la gestion de l'accueil des immigrants sur plusieurs pays (Australie, Belgique, Allemagne, Canada ...) et celle-ci a servi de base de réflexion pour l'élaboration des nouveaux modèles en France. InnoPrag accompagne donc l’OFII dans la réduction des délais des traitements des dossiers des migrants et continue de mettre en place des outils de pilotage de l’immigration en France. » Ando RAKOTONIRINA, Directeur des Systèmes d’Informations de l’OFII (Office France de l’Immigration et de l’Intégration).

Plus d’un million de migrants sont parvenus en Europe au long de l’année 2015 ; près de 300 000 arrivants en 2016. Cette année 2015 a marqué une rupture dans la transformation digitale de
l’accueil des migrants en France. Dans ce contexte de changement, la digitalisation du parcours d'accueil des immigrants a nécessité une nouvelle gouvernance des SI. Il a donc fallu une adaptation des solutions déjà mises en place et la création de nouvelles autres pour une gestion massive.

Dans cette transition vers la modernisation, le cabinet de conseil InnoPrag a joué un rôle fondamental au maintien des anciens systèmes et dans la construction des nouveaux systèmes modernes au service des étrangers en France.

L’atout du cabinet de conseil InnoPrag, n’est pas seulement d’avoir une approche technique et technologiste mais également d’avoir un réseau d’experts polycompétences mondial grâce à sa plateforme MySherpa. Les experts MySherpa ont ainsi réalisé une étude exploratoire et comparative sur la gestion de l'accueil des immigrants sur plusieurs pays (Australie, Belgique, Allemagne, Canada...) et celle-ci a servi de base de réflexion pour l'élaboration des nouveaux modèles en France.

InnoPrag accompagne donc l’OFII dans la réduction des délais des traitements des dossiers des migrants et continu de mettre en place des outils de pilotage de l’immigration en France.

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