L'Agile au cœur du réacteur chez l’Urssaf

Le framework SAFe est utilisé par l’Urssaf dans le cadre d’un projet de refonte d’une des pièces maîtresses de son système d’information.

Publié et mis à jour le 27 octobre 20222 min de lecture
L'Agile au cœur du réacteur chez l’Urssaf

Enquête Urssaf - Agilité

Le framework SAFe est utilisé par l’Urssaf dans le cadre d’un projet de refonte d’une des pièces maîtresses de son système d’information. Un chantier d’envergure qui tire profit des bénéfices apportés par cette méthode agile.

Au sein de l’Urssaf, l’agilité n’est pas un vain mot, c’est même une réalité très concrète. L’organisme applique la méthode SAFe (Scaled Agile Framework), qui permet de pratiquer les méthodes Agile à l’échelle d’une organisation entière. SAFe cumule deux avantages : elle applique les principes du Manifeste agile et respecte les fondamentaux du développement de produit « Lean ».

Cette approche permet notamment de s’adapter aux contraintes réglementaires actuelles et d’anticiper les réglementations futures, d’optimiser les délais de réponse et de fiabiliser les données, tout en facilitant la livraison d’applications plus modernes et ergonomiques, mieux intégrées avec les outils actuels.

En 2018, l’Urssaf a lancé un important chantier de refonte d’une de ses applications phares : la gestion administrative. « Cet ensemble de processus se situe en support de la chaîne de valeur et consiste à gérer les cotisants tout au long de leur cycle de vie, depuis leur affiliation jusqu’à leur éventuelle cessation d’activité », déclare Marie Coullet, Responsable du Bureau des projets stratégiques à l’Urssaf.

Basculer vers les architectures vers les microservices et des applications évènementielles

Le projet de refonte est stratégique pour l’Urssaf. Tout d’abord parce que, grâce à une gestion administrative efficace, l’organisme est en mesure de bien connaître ses cotisants - principalement des entreprises individuelles (artistes auteurs et indépendants) pour cette phase du projet - et de leur proposer des prestations adaptées à leurs besoins. Ensuite, car le projet vise à basculer des architectures Cobol / TP (Transaction Processing) Batch vers des microservices et des applications 100 % événementielles.

« Nous avons également un enjeu important en termes d’ergonomie des interfaces et des processus, avec un objectif d’automatisation des tâches administratives sans valeur ajoutée. Enfin, la qualité des données est au cœur de nos préoccupations, car nous sommes la partie amont d’un référentiel ‘cotisants’ plus global », précise Marie Coullet.

La méthode SAFe permet à l’Urssaf de garder la parfaite maîtrise du périmètre et du calendrier du projet, en relation étroite avec les métiers. « Ce framework facilite la mise en place d’une collaboration efficace avec tous les acteurs impliqués en interne (plus d’une centaine). Grâce à SAFe, tous les départements sont par ailleurs alignés sur les mêmes objectifs stratégiques et opérationnels. Enfin, nous sommes davantage préparés à faire face aux aléas, qu’ils soient internes ou externes », note Marie Coullet.

Grâce aux méthodes agiles, l’Urssaf est en capacité de gérer ce très ambitieux projet sur la longueur, avec un rythme continu et soutenable, tout en s’adaptant aux inévitables obstacles qu’elle peut rencontrer et en mobilisant l’ensemble des parties prenantes concernées.

Enquête spéciale - Comment l'Urssaf se donne les moyens pour séduire les talents ?

Enquête spéciale - Comment l'Urssaf se donne les moyens pour séduire les talents ?

Autres articles

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes

Bug de genre

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes 

L'essor de l'IA pousse les entreprises à revoir leurs attentes envers les managers techniques. Les compétences relationnelles, la diversité des équipes et l'autorité deviennent des leviers de performance autant que d'inclusion. Oui, mais...

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Chronique

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Au moment où l’intelligence artificielle réduit le coût des cyberattaques et multiplie les systèmes capables d’agir seuls, Ledger fait un pari : ne pas chercher à rendre l’agent infaillible, mais sécuriser son mandat, ses limites et le moment précis où une intention numérique devient un acte.

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

décryptage

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

L'intrusion menée par des agents IA d'OpenAI contre Hugging Face marque un tournant. Elle ne valide pourtant ni le récit d'une IA hors de contrôle, ni celui d'une cybersécurité devenue obsolète, tout en révélant un nouveau rapport de force autour des modèles de frontière. 

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne

IA souveraine

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne 

L'État se positionne pour accueillir une infrastructure de calcul dédiée à l'intelligence artificielle et s'engage à acheter 100 millions d'euros de capacités de calcul si un projet français est retenu. 

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Souveraineté des centre de données

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Les partenaires prévoient d’investir 3 milliards d’euros afin d’accompagner la croissance des besoins en cloud et en intelligence artificielle. 


Préférences de consentement