SecNumCloud

Numspot qualifie son IaaS, OVHcloud ajoute une troisième offre

Ce mardi 1er septembre, Numspot obtient SecNumCloud pour son IaaS et prépare son PaaS. OVHcloud qualifie SNC Cloud Platform et compte déployer cette nouvelle offre en Europe. 

Publié et mis à jour le 3 septembre 2026
2 min.
Numspot qualifie son IaaS, OVHcloud ajoute une troisième offre

Deux qualifications le même jour, mais pas le même point de départ. Numspot annonce ce 1er septembre l’obtention de SecNumCloud pour sa plateforme IaaS. La qualification de l’ANSSI couvre ses ressources de calcul, de stockage et de réseau. Pour cet acteur lancé face à des concurrents déjà établis, l’enjeu tient d’abord à l’accès au marché des données et applications sensibles. La qualification lui apporte une preuve externe de conformité au référentiel, là où le vocabulaire de cloud souverain ou de confiance relève souvent du positionnement des fournisseurs. Numspot veut maintenant étendre ce périmètre à son PaaS. Le processus concerne ses services managés, avec un accent particulier sur la donnée et l’IA. Une infrastructure qualifiée permet d’héberger les workloads sensibles. Des services managés eux-mêmes qualifiés permettraient d’aller plus loin dans leur exploitation, sans sortir du périmètre de confiance. 

OVHcloud élargit son arsenal qualifié 

OVHcloud arrive avec une problématique différente. SNC Cloud Platform devient sa troisième offre SecNumCloud après Bare Metal Pod et VMware on OVHcloud. Cette fois, le groupe ajoute du cloud public facturé à l’usage à son portefeuille qualifié. La plateforme repose sur des API ouvertes et des standards issus de l’open source, avec un enjeu affiché d’interopérabilité et de réversibilité. Surtout, OVHcloud prépare son déploiement dans ses régions européennes. L’Italie, l’Allemagne et la Pologne figurent parmi les prochaines étapes, chaque implantation devant répondre au cadre national applicable. SecNumCloud reste une qualification française. L’enjeu pour OVHcloud consiste donc à transformer ce socle en offre européenne tout en composant avec des exigences nationales encore fragmentées. 

La réglementation pousse le marché 

Ces qualifications arrivent au moment où SecNumCloud gagne aussi du poids commercial. En France, l’article 31 de la loi SREN et son décret d’application du 14 avril 2026 renforcent les exigences applicables à l’hébergement de certaines données sensibles de l’État et de ses opérateurs. Le référentiel n’est donc plus seulement un élément de différenciation technique. Il conditionne l’accès à certains usages et nourrit la demande dans les environnements régulés. SecNumCloud devient un sésame pour les données sensibles et la concurrence change de terrain. Être qualifié ne suffit plus, encore faut-il avoir assez de services à mettre derrière le label. 

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