« Scale-up Europe » pour faire front à l’Amérique et l’Asie

Notre gouvernement, qui prépare la présidence française du conseil de l'Union européenne au premier semestre 2022, veut faire émerger des leaders technologiques européens. Une nécessité.

Publié et mis à jour le 4 mars 20212 min de lecture
« Scale-up Europe » pour faire front à l’Amérique et l’Asie

Cédric O, événement de lancement Scale-Up Europe du 04 mars 2021

Le 1er janvier 2022, la France prendra la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne, avec pour volonté de faire du numérique l’une de ses priorités. Notamment en cherchant à étendre la dynamique de la French Tech à toute l’Europe. Un vrai challenge pour tout l’écosystème !

Ce jeudi donc, Cédric O, secrétaire d'État au Numérique, lançait à Station F l’opération « Scale-up Europe », en présence de Mariya Gabriel, Commissaire européenne à l’Innovation et à la Jeunesse ; l’Allemande Dorothea Bär, secrétaire d’Etat chargée de la Digitalisation ou, encore, Nicolas Dufourcq, BPIFrance…

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L’idée de cette initiative est très claire : faire émerger des champions européens du numérique et des nouveaux leaders technologiques, pour enfin « exister » face aux Gafam (leaders américains de la tech) et aux BATX (leurs équivalents chinois).

Un groupe entre 150 et 200 personnalités de l’écosystème d’innovation français et européens, soit des fondateurs de start-up, des investisseurs privés et institutionnels, des patrons de grands groupes, des institutionnels… réunis au sein de Scale-up Europe remettront leurs propositions d’ici à juin autour de quatre thématiques et groupes de travail : l’émergence de la deep tech, l’attraction et la formation les talents, l'accès aux investissements et la collaboration entre start-up et grandes entreprises. A cette date, en marge du salon Viva Technology, une restitution officielle de ces recommandations sera faite au Président de la République afin qu’elles puissent être envisagées au niveau européen. Il reviendra ensuite au gouvernement de décider de ce qui relève du domaine législatif ou non, car faire émerger des géants suppose leur régulation.

Leurs réflexions et propositions concerneront ainsi des sujets aussi divers que le financement, l’internationalisation, la fiscalité (stocks options), les alliances, les talents, la mixité, les salaires, l’attractivité européenne… Côté français, on peut citer parmi les personnalités embarquées, les fondateurs d’Alan, d’Ÿnsect, d’InnovaFeed, de Mirakl, de Klaxoon, de CybelAngel et de Joone, comme des institutionnels tel l’ESA, le Cnes, le CNRS… et les grands groupes Airbus, Sodexo…

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