Trophée Start-up Numérique : d’anciens lauréats font leur bilan

L’appel à candidatures du Trophée Start-up Numérique 2022 est ouvert jusqu’au 17 octobre. Nous avons interrogé d’anciens lauréats ayant participé à cette initiative de l’incubateur IMT Starter. Retour en trois questions sur l’aventure vécue par Beekast, Holivia, PacketAI et Silex France.

Publié et mis à jour le 15 septembre 20223 min de lecture
Trophée Start-up Numérique : d’anciens lauréats font leur bilan

TSUN22

1. Quels avantages voyez-vous d’avoir décroché le « Trophée Start-up numérique » ?

  • Une accélération de notre feuille de route, du networking avec les bons interlocuteurs et un financement via des prêts d'honneur (Beekast).

  • Un financement via un prêt d’honneur en attendant la 1ère levée de fonds, un développement de notre notoriété et de notre réseau ; et l’aide d’un board tous les trois mois pour asseoir notre stratégie (Holivia).

  • Un accompagnement de grande qualité par deux entrepreneurs confirmés et l’équipe de l’IMT Starter ; des prestations comptables et juridiques ; et enfin la notoriété (notamment dans la presse), ce qui nous a permis de décrocher les premiers PoCs (PacketAI).

  • Un mentorat de grande qualité avec un accompagnement global et des comités stratégiques composés d'experts indépendants. Sur l’aspect pratique, des locaux partagés pendant plus de deux ans (Silex France).


2. Quelles sont les principales difficultés qu’une très jeune entreprise comme la vôtre a pu rencontrer ?

  • Se financer, signer les premiers clients, recruter les premiers salariés et trouver le bon Product Market Fit (Beekast).

  • Créer un Minimum Viable Product (MVP) avec des budgets serrés pour bien comprendre les besoins de nos clients, tester la solution et initier des premières ventes pour ensuite engendrer de la confiance pour les autres clients et disposer d’une masse suffisante de contrats pour réaliser une levée de fonds. Faire tout cela avec une équipe de trois personnes et des petits budgets, c’est un gros challenge ! (Holivia)

  • Rencontrer des clients potentiels, s’introduire auprès des fonds d’investissement, connaître les bons réseaux d’affaires, indispensables pour croiser d’autresz dirigeants et startuppers comme nous (PacketAI).

« Les premières années de la création d'une start-up sont particulièrement challengeantes et risquées. L’incubateur IMT Starter nous a apporté un soutien clé pour nous dépasser et nous offrir un cadre pour se développer sereinement. »

Quentin Fournela, cofondateur et directeur général de Silex France

3. Quels conseils donneriez-vous aux jeunes candidats qui se lancent dans l’entrepreneuriat ?

  • Faîtes-vous bien accompagner, soyez lean et agile, surveillez-bien vos dépenses, soyez percutant et concis sur votre proposition de valeur et frappez fort. La citation de Mohamed Ali résume bien cet état d'esprit : « Vole comme le papillon, pique comme l’abeille, et vas-y, cogne » (Beekast).

  • Osez vous lancer, appliquez à la lettre la méthodologie « Lean Startup » de Eric Ries. 99 % des start-up pivotent au bout de quelques mois, le but c’est d’itérer rapidement, d’échouer et d’apprendre le plus rapidement, faire les choses les plus simples possibles qui vous permettent de comprendre les besoins, le marché, définir votre MVP. Et surtout soyez tenace, c’est un marathon ! (Holivia)

  • Si vous croyez en quelque chose, avancez et n’ayez peur de rien ! Essayez d’établir une relation avec un mentor/vétéran dans votre secteur d'activité vers qui vous pourrez vous tourner pour obtenir soutien et conseils. C'est très important d'être entouré des bonnes personnes (PacketAI).

  • La vitesse d'exécution en phase de création et jusqu'à l'atteinte de la taille critique est essentielle : il faut donc trouver tous les moyens d'aller plus vite (Silex France).

[new_royalslider id="273"]

Autres articles

Le Cigref alerte sur l’accélération des attaques dopées à l’IA

menace cyber

Le Cigref alerte sur l’accélération des attaques dopées à l’IA 

Le club informatique des grandes entreprises françaises estime que l’Europe doit rapidement renforcer son autonomie en intelligence artificielle pour faire face à une nouvelle génération de cybermenaces. 

Le CESIN refuse que la cybersécurité reste un sujet de circonstance

Présidentielle 2027 

Le CESIN refuse que la cybersécurité reste un sujet de circonstance 

À neuf mois de la présidentielle, le CESIN interpelle les candidats sur un triptyque devenu indissociable : cybersécurité, intelligence artificielle et souveraineté numérique. 

De la dépendance technologique subie à l'autonomie choisie

Autonomie Stratégique

De la dépendance technologique subie à l'autonomie choisie

La souveraineté numérique ne se résume ni à la nationalité d'un fournisseur ni à une injonction d'achat. Pour une organisation, l'enjeu est plus concret : savoir de quoi elle dépend, décider ce qu'elle accepte et conserver la capacité de négocier, de continuer et, si nécessaire, de sortir. Cette autonomie se construit avec méthode, par la preuve et collectivement.

Le CADA doit sortir de la logique du volontariat

Commande publique

Le CADA doit sortir de la logique du volontariat

Pour l’Open Source First Coalition, le Cloud and AI Development Act (CADA), en l’état, est un coup d’épée dans l’eau. En épargnant la commande publique, le texte compromet toute ambition de souveraineté. Andreas Prins (Suse) revient sur les cinq amendements proposés par la coalition.

Microsoft-Mistral : plus de contrôle... mais toujours sous Cloud Act

contrôle des données

Microsoft-Mistral : plus de contrôle... mais toujours sous Cloud Act

GPU européens, contrôle local, exécution hors ligne : Microsoft empile les gages de contrôle et de maitrise autour de Mistral. Mais la promesse de souveraineté, elle, bute toujours sur le Cloud Act.


Préférences de consentement