3 questions à… Alain Clot, Président de France Fintech et dirigeant de The Assets

Alain Clot, Président de France Fintech et dirigeant de The Assets, place de marché internationale dédiée aux actifs d’entreprise, a répondu à nos questions concernant l'association France FinTech et l'avenir de la FinTech en France.

Publié et mis à jour le 12 novembre 20152 min de lecture
3 questions à… Alain Clot, Président de France Fintech et dirigeant de The Assets

[caption id="attachment_24345" align="alignleft" width="300"]

Alain Clot, Président de France Fintech et dirigeant de The Assets, place de marché internationale dédiée aux actifs d’entreprise[/caption]

Alain Clot, Président de France Fintech et dirigeant de The Assets, place de marché internationale dédiée aux actifs d’entreprise, a répondu à nos questions concernant l'association France FinTech et l'avenir de la FinTech en France.

Pourquoi avoir créé une association ?

France Fintech est née de la volonté d’une dizaine de dirigeants des principales start-up du secteur d’échanger leurs expériences et de s’exprimer de manière coordonnée vis-à-vis des pouvoirs publics, des médias et du reste du secteur financier et digital international. Elle regroupe une cinquantaine de membres, couvrant la quasi-totalité des métiers de la finance [moyens de paiement, tenue de compte, transfert d’argent, fourniture de liquidités... Ndlr]. L’association veut contribuer à la formation d’une communauté afin de promouvoir ses intérêts et de tisser des liens avec les associations Fintech internationales, les associations digitales françaises et les groupes de recherche en France et à l’étranger. Nous devons avoir plus de poids à la fois vis-à-vis des régulateurs, mais aussi des acteurs financiers traditionnels.

La France peut-elle rivaliser avec la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis ?

Des Français ont développé un secteur FinTech dynamique en France, mais sont aussi présents dans de nombreuses start-up étrangères. Ils sont même 40 000 dans la Silicon Valley. Leur talent dans les deux secteurs (financier et digital) est largement reconnu. Et contrairement à une idée reçue, l’accès à des services finances à distance est plus ancien en France qu’ailleurs, grâce au Minitel. Les établissements financiers ont développé des accès en ligne de très bonne qualité depuis longtemps.

Que faut-il pour faire grandir ces start-up ?

Un des sujets prégnants reste le financement, même si des progrès ont été accomplis. De nombreuses start-up meurent car elles ne trouvent pas les fonds nécessaires dans la deuxième étape de leur développement. Il existe peu d’investisseurs spécialisés dans notre domaine, où les business models sont complexes à appréhender. Autre sujet, la réglementation, qui évolue lentement. La France a bien progressé dans le financement participatif, mais beaucoup reste à faire pour rivaliser avec Londres ou New York. Enfin, la fiscalité représente un désavantage compétitif majeur : la France impose sur les stocks (ISF) et traite fiscalement de la même façon le rentier et l’entrepreneur, qui a pris tous les risques.

A lire également

Autres articles

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes

Bug de genre

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes 

L'essor de l'IA pousse les entreprises à revoir leurs attentes envers les managers techniques. Les compétences relationnelles, la diversité des équipes et l'autorité deviennent des leviers de performance autant que d'inclusion. Oui, mais...

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Chronique

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Au moment où l’intelligence artificielle réduit le coût des cyberattaques et multiplie les systèmes capables d’agir seuls, Ledger fait un pari : ne pas chercher à rendre l’agent infaillible, mais sécuriser son mandat, ses limites et le moment précis où une intention numérique devient un acte.

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

décryptage

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

L'intrusion menée par des agents IA d'OpenAI contre Hugging Face marque un tournant. Elle ne valide pourtant ni le récit d'une IA hors de contrôle, ni celui d'une cybersécurité devenue obsolète, tout en révélant un nouveau rapport de force autour des modèles de frontière. 

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne

IA souveraine

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne 

L'État se positionne pour accueillir une infrastructure de calcul dédiée à l'intelligence artificielle et s'engage à acheter 100 millions d'euros de capacités de calcul si un projet français est retenu. 

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Souveraineté des centre de données

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Les partenaires prévoient d’investir 3 milliards d’euros afin d’accompagner la croissance des besoins en cloud et en intelligence artificielle. 


Préférences de consentement