Souveraineté numérique

88 % des agents publics ne font pas de la souveraineté une priorité 

Une étude Ipsos réalisée pour Lecko montre que la souveraineté numérique reste un critère secondaire pour une large majorité des agents publics, malgré un discours politique et institutionnel très présent sur le sujet. 

Publié le 2 févr.

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Alors que la souveraineté numérique est régulièrement présentée comme un enjeu stratégique pour les administrations françaises et européennes, son importance demeure limitée du point de vue des utilisateurs finaux. Selon une enquête Ipsos menée pour le cabinet Lecko, seuls 12 % des agents publics interrogés déclarent attendre de leur administration qu’elle privilégie la souveraineté dans l’évolution de leurs outils numériques de travail. Ce décalage met en évidence un paradoxe : malgré la domination persistante des solutions Microsoft et la multiplication des débats sur la dépendance technologique, ni les usages, ni les organisations, ni le marché ne semblent aujourd’hui pleinement préparés à une sortie maîtrisée des environnements propriétaires. L’étude souligne ainsi que, sans investissements structurels sur les fonctions socles, sans vision commune de l’expérience utilisateur et sans maîtrise des coûts liés à l’hybridation des systèmes, les projets de souveraineté risquent de rester au stade de l’intention. 

La souveraineté reste secondaire pour les agents 

L’enquête rappelle la place centrale occupée par Microsoft dans les environnements numériques de travail. Aujourd’hui, 75 % des organisations de plus de 250 collaborateurs utilisent des solutions de l’éditeur américain. Si certaines collectivités, comme la Région Occitanie, la Ville de Marseille ou encore Grenoble et Lyon, ont engagé des démarches de sortie progressive au profit de solutions libres et open source, ces initiatives restent minoritaires. Malgré les débats récurrents autour de la souveraineté numérique, seuls 12 % des agents interrogés en font un critère prioritaire dans l’évolution de leurs outils. Ce faible niveau d’attente interroge à la fois la maturité du sujet côté utilisateurs et la capacité des organisations à proposer une alternative crédible, stable et lisible face à des environnements largement intégrés et familiers.