Benoît Tiers, aux commandes du programme #DigitalSNCF

Passé chez Areva, Sanofi et CMA CGM, Benoît Tiers, autodidacte, prend, lundi prochain, le poste de directeur général digital et systèmes d'information du groupe SNCF, en remplacement d’Yves Tyrode.

Publié et mis à jour le 7 septembre 20162 min de lecture
Benoît Tiers, aux commandes du programme #DigitalSNCF

[caption id="attachment_32081" align="alignleft" width="300"]

Benoît Tiers

Benoît Tiers

Benoît Tiers, nouveau directeur général digital et systèmes d'information du groupe SNCF[/caption]

Le transporteur public crée une nouvelle direction générale, regroupant les responsabilités digitales, télécommunication et systèmes d’information, dont il confie la responsabilité à Benoît Tiers. La mission pour cet autodidacte qui prend ses fonctions lundi prochain : mettre en œuvre de manière opérationnelle le programme #DigitalSNCF. Des attributions qui vont au-delà même de celles d’Yves Tyrode, qui rejoint quant à lui la BCPE ces jours-ci également en tant que membre du comité exécutif et CDO.

Annoncé par Guillaume Pepy, président de la SNCF, le 10 février 2015, le plan « Digital pour tous », dont l’objectif est d’enrichir les expériences des 10 millions de clients (15 millions d’ici à 2020), des 260 000 salariés et d’améliorer la productivité industrielle par les nouvelles technologies numériques du groupe, est doté d’un budget de 600 millions d'euros sur trois ans.

Parmi les principales actions de ce programme que prend en charge Benoît Tiers, on peut rappeler le haut-débit mobile dans les trains ; la politique SNCF en matière d’Open Innovation ; quatre projets industriels déployés sur dix-huit mois et, enfin, la création de centres d’expertises sur tout le territoire...

Benoît Tiers occupait précédemment le poste de directeur de la transformation digitale de CMA CGM. Il a été remplacé au sein du groupe de transport maritime par Hervé Thoumyre, ex-DSI de Carrefour.

Son parcours

Né en 1963, Benoit Tiers démarre sa carrière dans l'informatique technique en 1983.

1991 : Entre chez Euriware (refonte du réseau du site de Cogema-La Hague, le plus grand site industriel infogéré d’Europe).

2003 : Est nommé PDG du groupe Euriware.

Novembre 2005 : Est nommé DSI du groupe Areva (70 000 collaborateurs et 14 milliards d'euros de chiffre d'affaires).

2008 : Prend la présidence de l'EOA France (European Outsourcing Association).

2009 : Entre au conseil d'administration du Cigref, le Club informatique des grandes entreprises françaises.

Fin 2009 : Rejoint Sanofi (100 000 collaborateurs et 28 milliards d'euros de chiffre d'affaires) en tant que CTO/Chief Technology Officer. Quitte ce groupe en décembre 2012, après avoir achevé la transformation du SI qui était sa mission.

2013 : Crée sa société de conseil.

Mars 2014 : Retour dans un grand groupe. Rejoint CMA CGM en tant que directeur de la transformation digitale.

Autres articles

Défaillance fournisseur, une entreprise française sur deux redoute la crise

Supply chain

Défaillance fournisseur, une entreprise française sur deux redoute la crise 

Selon une étude Ivalua, 50 % des entreprises françaises estiment qu'une seule défaillance fournisseur pourrait déclencher une crise majeure de leur chaîne d'approvisionnement. 

Virtualisation

L'Europe croule sous les normes, pas sous les solutions 

Virtualiser un automate déplace un logiciel et, avec lui, une bonne partie de la maîtrise. Certifications, règlementations et financements, les réponses européennes peinent à endiguer cette dépendance. 

Comment les CISO font évoluer leurs pratiques face à la transformation des attaques par déni de service

Article partenaire

Comment les CISO font évoluer leurs pratiques face à la transformation des attaques par déni de service 

Longtemps cantonné à un sujet réseau et de continuité, le déni de service distribué (DDoS) est devenu un enjeu de gouvernance, de gestion des risques et de résilience. Sa fréquence augmente fortement, ses usages se sophistiquent, et ses cibles débordent largement les seules grandes entreprises. 

Gouvernance mondiale de l’IA : l’heure est aux preuves de confiance

Chronique

Gouvernance mondiale de l’IA : l’heure est aux preuves de confiance

Le premier Dialogue mondial des Nations unies sur la gouvernance IA a établi un diagnostic partagé. Face à l’essor de l’IA agentique et à la concentration des capacités, la confiance devra être mesurée, auditée et prouvée dans la durée.

Face aux dépendances numériques, les Européens refusent le fatalisme

Indépendance Tech

Face aux dépendances numériques, les Européens refusent le fatalisme

L'élection de Donald Trump a transformé la dépendance numérique européenne en déclic collectif. 


Préférences de consentement