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Collaborateur augmenté : IA et RH au service du business
À l'approche du Data & AI Leaders Summit Paris, François Fleutiaux, CEO Euromed d'Inetum, partage ses réflexions sur l’émergence du collaborateur augmenté et ses conséquences pour les organisations. Pour lui, l'IA transforme les métiers, et il revient aux entreprises d'en fixer le cadre.

Le 1er octobre, nous inaugurions nos nouveaux locaux à Niort. Pour l'occasion, nous avions donné la parole à notre client, la MAIF, à propos d’un sujet qui occupe toutes les directions générales : la place de l'IA dans les ressources humaines.
Selon le baromètre européen que nous avons réalisé avec Bona | Fidé auprès de près de 3 000 cadres, 65 % utilisent l'IA, dont 25 % sans le déclarer. Ce chiffre dit l'appétit des collaborateurs pour ces outils, et aussi leurs réserves.
Des métiers augmentés
Si un quart des cadres cachent leur usage de l'IA, c'est qu'ils craignent de la perception qu’en ont les autres et peut être même qu’ils craignent pour leur avenir. Je crois cette crainte infondée, et nos données le confirment. Inetum traite en permanence quelque 900 demandes de clients à la recherche de profils professionnels répondant à leurs besoins ; l'étude que nous avons menée l'an dernier sur les métiers les plus recherchés montre que très peu d'entre eux sont en voie de disparition. De nouveaux métiers apparaissent même, comme celui de coordinateur d'agents IA. Pour maintenir l’équilibre, le dialogue social a ici un rôle majeur à jouer. Et la MAIF nous l’a rappelé.

François Fleutiaux, CEO Euromed d'Inetum
Libérer les usages, puis converger
Faut-il encadrer strictement les usages dès le départ ? Je ne le pense pas car ce serait se priver d’une importante part de créativité. La MAIF a confié Copilot à ses gestionnaires et conseillers sans interdire d'autres outils, en assumant une « divergence contrôlée » pour faire remonter du terrain les cas d'usage les plus prometteurs. C'est aussi notre conviction chez Inetum : il faut accompagner les équipes et libérer les potentiels. Cette liberté, bien sûr, a ses limites, à commencer par la sécurité. L'arrivée des agents IA renforce encore l'exigence de confidentialité, et la MAIF réfléchit à faire déclarer les agents par les collaborateurs, une précaution sage tant le risque d'être dépassé est réel. À la phase de divergence doit donc succéder une convergence rapide.
Former chacun, à commencer par les managers
Converger, c'est d'abord former. Il est inimaginable aujourd'hui que nos collaborateurs ne soient pas formés à l'IA. Après un programme de sensibilisation lancé il y a quatre ans, nous avons ouvert la certification IneAI, que 3 000 collaborateurs doivent obtenir. Au total, 110 sessions de formation sont programmées, y compris pour les consultants en mission.
Les managers sont en première ligne. Face à un collaborateur augmenté, ils doivent pouvoir déterminer si le travail rendu est celui de la personne ou celui de son « IA cachée ». Ils ont besoin de repères. C'est d'ailleurs à eux que la MAIF réserve la priorité de sa prochaine vague de formation.
Garder l'humain aux commandes
Pour les équipes RH, l'augmentation est déjà concrète. Inetum vient de lancer un agent qui traite les demandes simples des collaborateurs. Nos RH peuvent ainsi se concentrer sur l'essentiel : accompagner les professionnels dont les métiers sont les plus touchés, une mission qu'aucune IA n'assumera à leur place. La fonction RH change ainsi de nature : elle devient le premier relais de la transformation des métiers, au plus près des collaborateurs.
L'IA reste faillible. Je ne l'oublie jamais. À l'humain, avec son intuition et son jugement, de contrôler ce qu'elle produit et de l'adapter à ce qu'il veut en faire. Même en apparence satisfaisante, la réponse d'une IA appelle un regard humain.
Un rendez-vous pour penser l'IA de demain
Ces questions seront au cœur du Data & AI Leaders Summit Paris, les 18 et 19 novembre à Paris Expo Porte de Versailles, dans le cadre du Tech Show Paris, où décideurs et experts de la data et de l'IA viendront confronter leurs retours d'expérience. Gouvernance, agents IA, avenir du travail : les entreprises qui tireront le meilleur de l'IA seront celles qui auront préparé leurs collaborateurs autant que leurs systèmes. Le collaborateur augmenté est déjà là. À nous de faire en sorte qu'il reste, avant tout, un collaborateur expert.
Inetum est partenaire du programme « What’s Next, CIO ? » by Alliancy.
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Tout au long de l’année, les partenaires stratégiques de « What’s Next, CIO ? » s’engagent à faire progresser l’écosystème du numérique par le partage de pratiques et la confrontation d’avis. Ils se mettent au service de la communauté des CIO pour leur permettre d’anticiper et d’incarner le changement dans leurs organisations.






