Collaboratif : France Barter amorce sa première levée de fonds

300 000 euros avant la fin du mois d’avril : c’est l’objectif que s’est fixé la start-up France Barter. Cette jeune pousse a développé une plateforme en ligne qui permet aux entreprises d’échanger des biens ou des services sans sortir de trésorerie

Publié et mis à jour le 17 mars 20162 min de lecture
Collaboratif : France Barter amorce sa première levée de fonds

[caption id="attachment_27261" align="alignleft" width="300"]

Samuel Cohen à gauche et Arthur Bard à droite © HaOui Bertrand Guiton[/caption]

300 000 euros avant la fin du mois d’avril : c’est l’objectif que s’est fixé la start-up France Barter. Créée en juin 2014 par Samuel Cohen et Arthur Bard, cette jeune pousse a développé une plateforme en ligne qui permet aux entreprises d’échanger des biens ou des services sans sortir de trésorerie mais grâce à un système de troc. « Au lieu de régler un achat en numéraire, l’entreprise va facturer une prestation ou des marchandises à un autre membre. Elle sera alors créditée avec des Barter, enregistrés comptablement », explique Samuel Cohen co-fondateur et co-gérant. Alors que l’économie collaborative se développe, ce système de transaction, importé des pays anglo-saxons, permet aux PME comme aux grands groupes de mieux utiliser leurs actifs disponibles avec ce système d’échanges inter-entreprises.

En plus d’être à l’initiative du développement de ce modèle innovant en France, la start-up parisienne, qui dispose également d'un bureau à Lyon, à la particularité d’être une coopérative. « Ce statut spécifique permet aux entreprises qui nous rejoignent d'être impliquées capitalistiquement en tant que sociétaires de la coopérative. Ils peuvent alors s’impliquer dans notre démarche et à ce titre sont invités aux assemblées générales. Ils apprécient la transparence de notre modèle et participent pleinement au développement de ce projet », précise le cofondateur. La start-up souhaite changer la relation classique entre utilisateurs et plateforme online, en allant vers un modèle participatif calqué sur l’économie collaborative.

Pour son premier tour de table, qui prend la forme d’émission de titres obligataires, France Barter a fait appel à Wiseed, seule plateforme de crowdfunding à permettre le financement de coopératives. Ces fonds vont permettre au réseau France Barter d’améliorer le développement de leur site web et de lancer le déploiement des licences France Barter dans le reste de la France. Cette démarche, déjà menée en Savoie et en Guadeloupe, a pour ambition de créer une multitude d’écosystèmes locaux pour les entreprises qui désirent travailler en réseaux. La start-up compte également renforcer son équipe en recrutant un analyste crédit, un développeur et un commercial.

A lire également :

Autres articles

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes

Bug de genre

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes 

L'essor de l'IA pousse les entreprises à revoir leurs attentes envers les managers techniques. Les compétences relationnelles, la diversité des équipes et l'autorité deviennent des leviers de performance autant que d'inclusion. Oui, mais...

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Chronique

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Au moment où l’intelligence artificielle réduit le coût des cyberattaques et multiplie les systèmes capables d’agir seuls, Ledger fait un pari : ne pas chercher à rendre l’agent infaillible, mais sécuriser son mandat, ses limites et le moment précis où une intention numérique devient un acte.

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

décryptage

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

L'intrusion menée par des agents IA d'OpenAI contre Hugging Face marque un tournant. Elle ne valide pourtant ni le récit d'une IA hors de contrôle, ni celui d'une cybersécurité devenue obsolète, tout en révélant un nouveau rapport de force autour des modèles de frontière. 

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne

IA souveraine

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne 

L'État se positionne pour accueillir une infrastructure de calcul dédiée à l'intelligence artificielle et s'engage à acheter 100 millions d'euros de capacités de calcul si un projet français est retenu. 

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Souveraineté des centre de données

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Les partenaires prévoient d’investir 3 milliards d’euros afin d’accompagner la croissance des besoins en cloud et en intelligence artificielle. 


Préférences de consentement