Economie collaborative : Yescapa lève 3 millions d'euros

Le fonds d’investissement MAIF Avenir a encore frappé ! Après Koolicar, GuestToGuest ou encore Mutum, il annonce avoir financé Yescapa, une plateforme de location de camping-car entre particuliers à hauteur de 3 millions d’euros.

Publié et mis à jour le 19 septembre 20162 min de lecture
Economie collaborative : Yescapa lève 3 millions d'euros

[caption id="attachment_32611" align="alignleft" width="300"]

JeLoueMonCampingCar a changé de nom pour Yescapa. © Yescapa[/caption]

Le fonds d’investissement MAIF Avenir a encore frappé ! Après Koolicar, GuestToGuest ou encore Mutum, il annonce avoir financé Yescapa, une plateforme de location de camping-car entre particuliers à hauteur de 3 millions d’euros. La start-up bordelaise avait déjà levé 500 000 euros en 2015 auprès de business angels, dont le fondateur de BlaBlaCar, Frédéric Mazzella. Ce nouveau tour de table servira à accélérer le développement de sa plateforme à l’international avec, notamment, le déploiement de son service dans de nouveaux pays d’ici 2017. Elle permettra également de lancer l’application su Android (celle d’iOS est sortie en janvier dernier).

Fondée en mai 2012 par Benoît Panel et Adrien Pinson, la plateforme propose de louer différents types de véhicule de loisirs (camping-car, fourgons et vans aménagés). Elle fonctionne comme Drivy, plateforme de location de voiture entre particuliers : le locataire-voyageur recherche le camping-car de son choix et adresse une demande de réservation à un propriétaire, qui accepte ou non. Elle prend une commission (environ 75 euros pour un panier moyen de 700 euros) et a signé des partenariats avec des assureurs : MAIF (en mai 2016), Allianz, Macif, Axa et Atlantis Seguros. Seule différence, la prise de contact avec un propriétaire est non engageante, et permet donc au locataire de contacter jusqu’à 5 propriétaires simultanément.

Yescapa revendique une communauté de plus de 85 000 utilisateurs, avec plus de 3000 véhicules. Et pas seulement en France. En avril 2015, elle s’est lancée sur le marché espagnol et en avril 2016 en Allemagne. Aujourd’hui, il est possible de louer des véhicules en France, au Royaume-Uni, en Espagne, au Portugal et en Suède. C’est évidemment pour cette raison que la jeune société a changé son nom en avril dernier.

Déjà forte de 32 salariés de 10 nationalités différentes, la jeune entreprise compte renforcer tous ses départements et vise 35 millions de chiffres d’affaires en 2018.

A lire aussi :

Autres articles

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes

Bug de genre

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes 

L'essor de l'IA pousse les entreprises à revoir leurs attentes envers les managers techniques. Les compétences relationnelles, la diversité des équipes et l'autorité deviennent des leviers de performance autant que d'inclusion. Oui, mais...

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Chronique

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Au moment où l’intelligence artificielle réduit le coût des cyberattaques et multiplie les systèmes capables d’agir seuls, Ledger fait un pari : ne pas chercher à rendre l’agent infaillible, mais sécuriser son mandat, ses limites et le moment précis où une intention numérique devient un acte.

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

décryptage

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

L'intrusion menée par des agents IA d'OpenAI contre Hugging Face marque un tournant. Elle ne valide pourtant ni le récit d'une IA hors de contrôle, ni celui d'une cybersécurité devenue obsolète, tout en révélant un nouveau rapport de force autour des modèles de frontière. 

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne

IA souveraine

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne 

L'État se positionne pour accueillir une infrastructure de calcul dédiée à l'intelligence artificielle et s'engage à acheter 100 millions d'euros de capacités de calcul si un projet français est retenu. 

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Souveraineté des centre de données

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Les partenaires prévoient d’investir 3 milliards d’euros afin d’accompagner la croissance des besoins en cloud et en intelligence artificielle. 


Préférences de consentement