[Edito] Protéger nos enfants sur internet, un défi collectif mondial

En marge du forum de Paris sur la Paix, de grands groupes américains, dont Amazon, Google, Microsoft, Snap ou Meta, se sont engagés dans une nouvelle initiative

Publié et mis à jour le 18 novembre 20221 min de lecture
[Edito] Protéger nos enfants sur internet, un défi collectif mondial

Edito - Protéger nos enfants sur internet, un défi collectif mondial

En marge du forum de Paris sur la Paix la semaine dernière, de grands groupes américains, dont Amazon, Google, Microsoft, Snap ou Meta, se sont engagés dans une nouvelle initiative lancée par Emmanuel Macron, en signant une charte pour la protection des enfants en ligne (harcèlement, pédopornographie, addictions diverses, exposition à des contenus violents…), aux côtés de la France, de l’Estonie et la Nouvelle Zélande. Ce qui « implique de mieux vérifier l’âge des utilisateurs, de mieux détecter et stopper les prédateurs sexuels, de mieux détecter et répondre au harcèlement et d’être plus efficaces pour retirer les contenus », a déclaré le Président.

Objectif de cette « coalition de volontaires » ? Expérimenter des solutions pour répondre à ces problématiques au sein d’un laboratoire commun aux signataires. Ces derniers se sont en effet engagés à expérimenter chaque année une idée, qui sera évaluée - au bout d’un an - au sein de leur entreprise par un institut public indépendant.

Si l’expérimentation est concluante, elle pourra alors déboucher sur un règlement commun en vue d’une harmonisation des normes en vigueur... Une opération « innovante », suivie dans la durée, qui permettra (peut-être) d’éviter aux Etats d’avoir à réguler ! D’ailleurs, le processus de mise en œuvre (tel que décrit ici) pourra être affiné durant la première année d’opération.

Entreprises, ONG, Etats, universitaires, chercheurs, activistes des libertés numériques… Vous êtes tous conviés à proposer vos idées : ne reste plus qu’à se lancer !

Cet édito est issu de notre newsletter de la semaine du 14 au 18 novembre 2022.
Découvrez-là dès maintenant : newsletter-18novembre/alliancy.fr

Et pour ne pas rater la prochaine newsletter Alliancy, inscrivez-vous : alliancy.fr/abonnement-newsletter

Autres articles

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes

Bug de genre

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes 

L'essor de l'IA pousse les entreprises à revoir leurs attentes envers les managers techniques. Les compétences relationnelles, la diversité des équipes et l'autorité deviennent des leviers de performance autant que d'inclusion. Oui, mais...

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Chronique

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Au moment où l’intelligence artificielle réduit le coût des cyberattaques et multiplie les systèmes capables d’agir seuls, Ledger fait un pari : ne pas chercher à rendre l’agent infaillible, mais sécuriser son mandat, ses limites et le moment précis où une intention numérique devient un acte.

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

décryptage

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

L'intrusion menée par des agents IA d'OpenAI contre Hugging Face marque un tournant. Elle ne valide pourtant ni le récit d'une IA hors de contrôle, ni celui d'une cybersécurité devenue obsolète, tout en révélant un nouveau rapport de force autour des modèles de frontière. 

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne

IA souveraine

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne 

L'État se positionne pour accueillir une infrastructure de calcul dédiée à l'intelligence artificielle et s'engage à acheter 100 millions d'euros de capacités de calcul si un projet français est retenu. 

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Souveraineté des centre de données

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Les partenaires prévoient d’investir 3 milliards d’euros afin d’accompagner la croissance des besoins en cloud et en intelligence artificielle. 


Préférences de consentement