Enquête – Les start-up, nouvelle obsession des grands groupes

Comment permettre à un paquebot d’avoir la même agilité qu’un hors-bord ? La question taraude les dirigeants des grands groupes français, qui dépensent pourtant chaque année des centaines de millions d’euros en Recherche & Développement.

Publié et mis à jour le 17 mars 20152 min de lecture
Enquête – Les start-up, nouvelle obsession des grands groupes

[caption id="attachment_18565" align="alignleft" width="280"]

© Fotolia[/caption]

Comment permettre à un paquebot d’avoir la même agilité qu’un hors-bord ? La question taraude les dirigeants des grands groupes français, qui dépensent pourtant chaque année des centaines de millions d’euros en Recherche & Développement. Une pratique qui fait d’eux des leaders de leurs secteurs mais qui reste malgré tout insuffisante pour être au plus près du marché et des usages alors que l’ère numérique chamboule les positions autrefois bien établies. Avec une autre interrogation en arrière-plan : qui sera celui dont le secteur verra arriver en 2020 (ou avant !) le prochain Uber ou dont l’activité attirera le regard de Google ?

S’inspirer des start-up, s’ouvrir à leur agilité, secouer les vieilles habitudes, tout en capitalisant sur sa puissance industrielle est donc devenue une obsession pour les grands. En 2015, pas un jour ne passe ou presque sans que l’un des acteurs majeurs de l’économie française ne présente un programme ou une initiative favorisant les nouvelles formes d’innovations et les partenariats avec des structures de taille plus modeste.

Mais où en est réellement le CAC 40 en matière de coopération avec les start-up ? Entre Corporate Venture et partenariat privilégié avec une jeune pousse, en passant par la création d’incubateurs internes, les géants français disposent de toute une panoplie de possibilités pour booster leur démarche d’open-innovation.

Dans cette enquête, Alliancy, le mag dresse la liste des initiatives prises par chacun d’entre eux et s’intéresse aux différences de culture et de philosophie qui poussent les acteurs du CAC 40 à privilégier certaines formes d’open innovation à d’autres.

Les articles du dossier

Autres articles

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes

Bug de genre

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes 

L'essor de l'IA pousse les entreprises à revoir leurs attentes envers les managers techniques. Les compétences relationnelles, la diversité des équipes et l'autorité deviennent des leviers de performance autant que d'inclusion. Oui, mais...

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Chronique

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Au moment où l’intelligence artificielle réduit le coût des cyberattaques et multiplie les systèmes capables d’agir seuls, Ledger fait un pari : ne pas chercher à rendre l’agent infaillible, mais sécuriser son mandat, ses limites et le moment précis où une intention numérique devient un acte.

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

décryptage

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

L'intrusion menée par des agents IA d'OpenAI contre Hugging Face marque un tournant. Elle ne valide pourtant ni le récit d'une IA hors de contrôle, ni celui d'une cybersécurité devenue obsolète, tout en révélant un nouveau rapport de force autour des modèles de frontière. 

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne

IA souveraine

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne 

L'État se positionne pour accueillir une infrastructure de calcul dédiée à l'intelligence artificielle et s'engage à acheter 100 millions d'euros de capacités de calcul si un projet français est retenu. 

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Souveraineté des centre de données

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Les partenaires prévoient d’investir 3 milliards d’euros afin d’accompagner la croissance des besoins en cloud et en intelligence artificielle. 


Préférences de consentement